Trouvez un article

Rechercher

Secteurs en vedette - Assurance

Le ciel sur la tête (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 7 Août 2007


Vents et marées

Les changements climatiques donnent des maux de tête aux assureurs. Le milieu s’interroge, définit et limite la couverture des polices, évalue l’envergure des risques, etc.

Chez ING Assurance, Bernard Tremblay reconnaît que la détérioration de l’environnement est une préoccupation constante. Les pluies diluviennes sont loin d’être seules sur la sellette. «Une queue de tempête tropicale coûte cher. Les sinistres dus au vent augmentent aussi.»

Denis Poirier, de L’Union Canadienne, renchérit : ces dernières années, les tempêtes hivernales se sont intensifiées, les tempêtes de vent ont gagné en nombre et en importance, les sécheresses ont fait sentir leurs effets au Québec, notamment des craquements dans les sous-sols, en particulier en sol argileux, etc. Comme si le buffet n’était pas complet, Suzie Pellerin, de la compagnie d’assurance AXA, rappelle que moins de neige en hiver signifie… plus de pluie et donc plus d’eau!

Pub.

Les assureurs canadiens se souviendront longtemps de quelques catastrophes naturelles qui leur ont coûté cher. En 2005, une tempête de vent et de grêle en Ontario a laissé dans son sillon des coûts d’indemnités de 500 millions de dollars. En Alberta, la même année, des inondations ont coûté 300 millions. Et que dire des feux de forêt de 2003, en Colombie-Britannique, dont la note s’est élevée à 213 millions? Cependant, la palme revient à la Belle Province, avec sa tristement célèbre crise du verglas de 1998, qui a coûté aux assureurs 1,8 milliard de dollars.

Que faire? «On sensibilise nos assurés aux coûts des réclamations. On recommande, par exemple, des clapets dans le tuyau de la sortie d’eau pour prévenir les dégâts d’eau, etc.», répond Denis Poirier. Certaines compagnies distribuent à leurs clients des dépliants de sensibilisation et de prévention.

Le nombre de réclamations attribuables aux catastrophes naturelles double désormais tous les cinq à sept ans.

Pour soutenir leur pérennité, les assureurs doivent impérativement s’adapter aux changements climatiques, qui ne sont plus une simple affaire de météo. Leur stabilité financière n’est pas menacée grâce au principe de la réassurance – eh oui, même les compagnies d’assurance ont leur compagnie d’assurance! –, mais les prévisions sont au ciel nuageux.

«Dans les années 1980, les catastrophes naturelles causaient des dommages évalués à 100 millions de dollars annuellement. En 2000, on estime que les coûts liés à ce type d’événement représentaient 500 millions de dollars. Cette hausse s’explique par une fréquence accrue des catastrophes naturelles conjuguée à l’augmentation de la valeur des biens endommagés. Le nombre de réclamations attribuables aux catastrophes naturelles double désormais tous les cinq à sept ans», selon le BAC.

Ainsi, comme le craignait le chef du village d’Astérix et d’Obélix, il y a 2057 ans, voilà que le ciel nous tombe sur la tête…


guide de survie


Si vous gaffiez devant vos collègues et patrons, comment réagiriez-vous?








Résultats