Secteurs en vedette - Chasseurs de tête

Les chasseurs de têtes (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 2 no. 6
novembre-décembre 2001

Qui sont-ils?

Du professionnel autonome travaillant chez lui à l’entreprise multinationale, on retrouve des firmes de chasseurs de têtes de toutes tailles.

Pub.

La firme américaine Robert Half International, par exemple, effectue du placement de personnel mais se spécialise avant tout dans la «chasse». L’entreprise, présente à Montréal, possède plus de 300 bureaux en Amérique du Nord, en Europe et en Australie. Son chiffre d’affaires a atteint les trois milliards de dollars américains l’an dernier, et elle est inscrite à la Bourse de New York. Ses activités sont réparties en plusieurs divisions, qui s’adressent entre autres aux professionnels des domaines de la finance et de la comptabilité, au personnel de bureau et d’administration de haut niveau, aux professionnels en technologies de l’information, ainsi qu’aux professionnels à la pige en création, marketing, publicité et création et gestion de contenu Internet.

Korn/Ferry International, avec quelque 75 bureaux dans 40 pays, dont quatre au Canada (à Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver), gère une banque de données comportant environ 1,5 million de candidats et 5 000 clients. Ses associés sont groupés selon leur champ d'expérience, entre autres dans le secteur de l’aérospatiale. La firme chasse surtout des présidents d’entreprises, des vice-présidents finances, ainsi que des membres et des présidents de conseils d’administration, souvent recrutés pour des mandats particuliers : projet de fusion ou d’acquisition, mise sur pied d’une nouvelle entreprise, commercialisation d’un nouveau produit, changement de stratégies d’affaires, etc.

Mais les chasseurs n’ont pas tous cette envergure. Certains préfèrent travailler en solo et occuper des créneaux particuliers. C’est le cas de Pierre H. Delisle. Muni d’un BAA en administration, marketing et finance, et de quelques années d’expérience en vente dans le domaine de l’informatique et des télécommunications, il est sollicité en 1981 par un chasseur de têtes qui voulait précisément lui offrir un poste de recruteur. «Il croyait que j’avais le profil pour ce genre de travail», dit-il.

En 1988, il lance sa propre affaire, PHD Conseil en ressources humaines, et se spécialise dans la sélection et le recrutement de cadres et de professionnels des technologies de pointe et de la vente dans le domaine informatique. Il admet que la majorité des candidats qu’il place ne cherchaient pas un nouvel emploi. «Plus de 95 % étaient déjà en poste», précise-t-il.

Ce qu’il aime de son travail, c’est son côté humain. «Derrière chaque CV, il y a un individu et peut-être toute une famille, rappelle-t-il. J’aime pouvoir rendre service à des gens. Et je me fais payer par l’entreprise cliente pour le faire. Comment trouver mieux?»

Selon lui, les cadres qu’il place obtiennent des salaires supérieurs à 100 000 $, dont il reçoit un pourcentage sous forme d’honoraires. Il préfère toutefois garder secret le nombre de candidats placés en un an...

Sa banque de données est imposante : 12 000 noms récoltés au cours de plus de 20 ans de pratique. «Ma banque est entièrement automatisée, explique-t-il. C’est ce qui me permet de travailler seul.»

Pour sa part, Louise Côté a une équipe relativement modeste dont le nombre varie selon les mandats en cours. Elle aussi a fait ses débuts comme chasseuse de têtes à la suite d’un coup de fil. Issue du domaine des ressources humaines, elle travaillait pour une entreprise internationale qui a dû fermer ses bureaux à Montréal. «J’ai reçu un appel m’informant qu’une firme de recrutement était à la recherche de quelqu’un possédant mon expérience. Je ne connaissais rien dans le domaine, mais je me suis adaptée très rapidement. Mon mandat était de trouver des candidats à l’étranger pour des postes ici.»

Après quelques années, elle lance son propre cabinet, Louise Côté recherche de cadres. Elle œuvre principalement dans le secteur des services : commerce de détail, services financiers, communications, immobilier, etc. En règle générale, les postes qu’elle propose offrent des salaires de plus de 60 000 $. Environ 95 % des candidats sollicités sont déjà en poste et elle confie devoir parfois parler à plus de 200 personnes avant de trouver la perle rare.

Louise Côté réalise également des mandats pour des organismes sans but lucratif. «Je vois ça comme une contribution à la société», dit-elle.


guide de survie

Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS