En constante évolution, le secteur de la chimie, de la pétrochimie et du raffinage est toujours à la recherche de renforts qualifiés pour faire fonctionner une industrie dont les procédés se complexifient de plus en plus.

L’industrie de la chimie, de la pétrochimie et du raffinage a plus d’un mélange dans son éprouvette. Du bitume aux shampoings volumateurs, ses entreprises fabriquent quantité de produits utilisés dans la vie de tous les jours.
Regroupant près de 350 établissements concentrés à Montréal, à Laval et en Montérégie, cette industrie est composée à 80 % de PME comptant moins de 50 employés. Celles-ci se partagent une quarantaine de sous-secteurs de la chimie (engrais, peinture, cosmétiques, etc.). Malgré leur petit nombre, les grandes entreprises, principalement des filiales de multinationales œuvrant dans le raffinage et la pétrochimie, embauchent 80 % de la main-d’œuvre du secteur.
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Seul dénominateur commun de tout ce beau monde : la recherche de main-d’œuvre qualifiée. Les entreprises cherchent en effet des employés mieux formés pour répondre à leurs besoins, ce qui crée des possibilités intéressantes pour les candidats à l’emploi dans ce secteur. «Les entreprises ont maintenant des programmes de planification de la main-d’œuvre, explique Francine Jeannotte, directrice générale du Comité sectoriel de la chimie, de la pétrochimie et du raffinage du Québec. La plupart ont décidé d’embaucher un peu plus de main-d’œuvre que nécessaire, pour mieux la préparer, pour qu’elle soit capable de prendre la relève quand viendra le temps.»
Il y a cinq ans, à la suite d’une vague importante de départs à la retraite, on annonçait une grave pénurie de main-d’œuvre chez les techniciens de procédés, les mécaniciens industriels et les ingénieurs de procédés.
Aujourd’hui, le constat est loin d’être aussi alarmant. Les efforts conjugués du Comité sectoriel, des employeurs et de l’Institut de chimie et de pétrochimie, un centre de formation lié au Collège de Maisonneuve, ont fait baisser la pression. «La question de la relève ne suscite plus d’inquiétude. On parle plutôt d’une préoccupation, présente mais pas dramatique», résume Marcel Bellehumeur, directeur général de l’Association pour le développement de l’industrie chimique québécoise.
Même si l’industrie a pallié les besoins les plus pressants, elle est toujours à la recherche de travailleurs capables de répondre à ses exigences. Les candidats les plus courus actuellement sont les techniciens de procédés. «L’industrie a besoin en moyenne de 150 techniciens de procédés annuellement», affirme Martin Demers, directeur de l’Institut de chimie et de pétrochimie. Ceux-ci travaillent le plus souvent avec de l’équipement automatisé. Leur tâche est de s’assurer qu’aucun problème ne survient lors de la production, entre autres en relevant des températures et des niveaux de pression. Dans les entreprises de petite taille, ils font face à des procédés moins complexes et ils sont plus communément appelés «mélangeurs».
L’industrie emploie aussi des ingénieurs, des techniciens de laboratoire, du personnel de soutien (expédition, livraison) et des spécialistes de la vente. Enfin, plusieurs travailleurs sont formés dans les métiers de la construction, tels les mécaniciens industriels, les tuyauteurs et les électriciens; on les recherche pour l’entretien de l’équipement.
Le problème ne se pose pas dans les grandes entreprises. Ainsi, chez Pétromont, une entreprise pétrochimique de 340 employés possédant des usines à Varennes et à Montréal-Nord, les techniciens de procédés embauchés sont obligatoirement titulaires d’un diplôme d’études collégiales ou d’une attestation d’études collégiales en techniques de procédés chimiques, indique le directeur des ressources humaines, Guy Saint-François.