Mais attention : «Plusieurs employeurs exigent cinq années d’expérience à l’embauche», prévient Marianne Kugler, professeure et directrice du programme de baccalauréat en communication publique à l’Université Laval.
Comment séduire les recruteurs? «Pendant les études, il faut faire du bénévolat, du travail à la pige ou des stages en entreprise, conseille-t-elle. Les festivals et les organismes sans but lucratif [OSBL], notamment, ont toujours besoin d’un coup de pouce pour créer leurs listes de médias, faire leurs envois postaux aux journalistes et organiser leurs événements spéciaux, par exemple.
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«Pourquoi aussi ne pas établir un solide réseau de contacts, en devenant membre de la Société des relationnistes du Québec ou d’une jeune chambre de commerce?» suggère Marianne Kugler.
«L’industrie recherche des coordonnateurs et des conseillers débutants», expose Nathalie Monette, présidente de la division des Jeunes Relationnistes, à la Société des relationnistes du Québec. «Les associations et les OSBL offrent de bons débouchés, et l’expérience acquise au sein de ces organismes peut servir de levier vers un poste plus lucratif.»
«Les industries en croissance, comme l’aéronautique ou les biotechnologies, offrent des emplois. Au gouvernement, le secteur de la santé embauche pour pallier les nombreux départs à la retraite et diffuser de l’information sur les dossiers chauds de l’heure, comme l’obésité ou le tabagisme», précise Marcel Barthe.
Internet, qui permet de communiquer directement avec son public cible, est aussi créateur d’emplois en relations publiques, ajoute-t-il. «Dans l’avenir, les organisations surveilleront ce qu’on dit d’elles dans Internet et participeront à des forums.»
Les perspectives d’emploi s’annoncent donc bonnes, disent les experts. Mais en période économique moins prospère, les entreprises et les organismes se font plus discrets sur la place publique. Le marché n’absorbera peut-être plus tous les communicateurs sortants. À suivre…