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Portrait

Du talent à revendre

Nommé associé dans un cabinet comptable à l’âge de 31 ans, Martin Fontaine est la preuve vivante que la valeur n’attend pas le nombre des années!

Par Anne-Marie-Tremblay




MARTIN FONTAINE, CGA-auditeur, Lehoux Boivin Photo : Rachel Côté

D’abord stagiaire au cabinet Nexia Friedman, Martin Fontaine, CGA-auditeur, s’est vu offrir sur un plateau d’argent un poste de directeur chez Lehoux Boivin en 2004. «Quand on m’a recruté, les deux associés étaient à la fin de la cinquantaine. Ils cherchaient non seulement une relève, mais aussi à assurer la croissance du cabinet.» Quatre ans plus tard, le jeune trentenaire est nommé… associé. «C’est tout de même rare d’accéder à ce genre de poste aussi rapidement», estime-t-il.

Son dynamisme et son solide sens des affaires lui ont permis de propulser sa carrière. Certes, Martin Fontaine n’a pas ménagé les efforts pour dénicher des clients et recruter de nouveaux comptables. «Je ne suis pas seul à le faire, bien sûr, mais j’ai apporté ma contribution à la croissance du cabinet.» Si bien que, depuis l’entrée en poste de Martin Fontaine, Lehoux Boivin a plus que doublé son effectif, passant de 22 à une cinquantaine d’employés.

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Ses qualités de gestionnaire ont aussi pesé lourd dans la balance. «En tant qu’associé, je suis impliqué dans les affaires internes du cabinet. Il faut que les employés aient un bon rendement, mais aussi qu’ils soient satisfaits de travailler pour nous. Par exemple, en période de pointe, les gens sont plus à fleur de peau. Il faut gérer les conflits avant qu’ils ne s’enveniment et tenter de ne pas trop essouffler nos troupes. Pour y parvenir, les habiletés interpersonnelles sont essentielles», fait-il valoir.

La clé du succès, selon lui? Ne pas se contenter de faire son boulot, mais voir au-delà des tâches qui nous sont confiées.

Faire ses premières armes

Tout au long de sa courte mais prolifique carrière, Martin Fontaine ne s’est jamais reposé sur ses lauriers. Car, pour monter en grade, la polyvalence est de rigueur. «Très rapidement pendant mon stage, j’ai été impliqué dans plusieurs dossiers. Cela m’a permis de me familiariser avec un large éventail de procédés comptables, de mesures de vérification ou de contrôle. Cet apprentissage m’a aidé à me bâtir un bon jugement professionnel», explique-t-il.

C’est aussi grâce à l’appui des deux associés que Martin Fontaine a fait ses premières armes en consultation. «Dans ce domaine, il faut non seulement examiner les états financiers des clients, mais aussi être capable d’en tirer des recommandations. Le soutien que m’ont apporté les associés m’a permis de progresser.»

La clé du succès, selon lui? Ne pas se contenter de faire son boulot, mais voir au-delà des tâches qui nous sont confiées. «Il ne s’agit pas d’appliquer des recettes, mais plutôt de questionner, d’essayer de comprendre pourquoi un client choisit une stratégie plutôt qu’une autre», dit-il. D’ailleurs, selon lui, les jeunes qui posent des questions, qui cherchent à pousser leurs connaissances au-delà des conventions comptables ont plus de chances d’être ciblés comme la relève potentielle. «Car les cabinets comptables se démarquent par la qualité des conseils qu’ils donnent à leurs clients, ce qui dépasse la simple vérification des états financiers», estime-t-il. Un principe qu’il a mis en pratique avec brio!


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