Après la première pelletée de terre, un grand branle-bas de combat s’engage sur un chantier. C’est au chef de chantier, ou surintendant, de s’assurer que les travaux avancent rondement.

Tout navire a besoin d’un capitaine. Idem pour les chantiers de construction, qui seraient de véritables fouillis sans chef de chantier. Désigné par l’entrepreneur général qui mène le projet, sa principale responsabilité est de finir le bâtiment à la date prévue.
En permanence sur le chantier, le chef a des yeux presque tout le tour de la tête. Pas le choix : il doit coordonner le labeur des 15 ou 20 entrepreneurs spécialisés qui s’activent sur le terrain, chacun avec ses propres ouvriers. On fait appel à lui en cas de problème d’exécution, par exemple s’il manque des matériaux ou de la main-d’œuvre. «Si je ne peux pas trouver la solution moi-même, je me réfère aux professionnels, comme les ingénieurs ou l’architecte», explique Guy Chapdelaine, surintendant pour Construction Blenda.
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«Il faut également s’assurer que l’échéancier établi soit respecté», ajoute André Brown, surintendant en chef chez Broccolini Construction. Pour cela, on surveille l’avancement des travaux et on fait en sorte que chaque sous-traitant soit présent sur le chantier au bon moment.»
En plus de contrôler la qualité des travaux au fur et à mesure qu’ils sont effectués, le chef de chantier voit à ce que les règles de santé et sécurité au travail soient bien appliquées sur le chantier. «Il vérifie que les sous-traitants font leur travail et qu’ils le font bien», précise André Brown.
Les surintendants et surintendants en chef qui œuvrent actuellement au Québec ont appris leur métier au fil des ans, en travaillant comme ouvriers sur divers chantiers. Bonne nouvelle cependant pour la relève : la Corporation des entrepreneurs généraux prépare une formation de 15 semaines pour les ouvriers expérimentés et les technologues intéressés à faire le saut dans cette profession.