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Maîtres du monde (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 5 mai 2006

Le droit chemin
Les diplômés désireux d’embrasser une carrière en droit international doivent faire preuve d’une grande curiosité et d’un intérêt marqué pour les pays où ils souhaitent pratiquer. «Il ne s’agit pas d’affronter les différences culturelles, mais de composer avec elles», affirme Me Paradis. Les études universitaires de deuxième cycle (maîtrise ou diplôme d’études supérieures spécialisées) sont aussi utiles. Réalisées à l’étranger, elles permettent «de s’ouvrir à de nouvelles cultures et de créer des réseaux de contacts provenant d’autres pays», mentionne Me Élise Groulx, qui a étudié la criminologie et le droit criminel comparé à l’Université de Paris (Sorbonne) et à la London School of Economics & Political Science. Pour sa part, Me Pascal Paradis a obtenu une maîtrise en droit international du même établissement.

Me Éric Richer-Laflèche ajoute que les avocats qui s’intéressent aux transactions internationales doivent d’abord maîtriser le droit local. Ils ont aussi tout intérêt à œuvrer dans un cabinet réputé en droit commercial. «C’est une erreur d’aller directement travailler à l’étranger après ses études. Il vaut mieux faire ses premières armes dans un cabinet canadien pendant quelques années avant de faire le saut.»


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JURÉ CRACHÉ!
par André Giroux

«Les perspectives de placement des juristes et des parajuristes [huissiers, greffiers, techniciens juridiques] sont très bonnes», estime Me Jean-François Théorêt, directeur de division chez Robert Half Legal, une firme de recrutement juridique. De plus, la demande est particulièrement forte pour les diplômés en secrétariat juridique. «Les départs à la retraite accentueront encore davantage les besoins au cours des prochaines années. Les techniciens juridiques sont aussi recherchés pour leur polyvalence. Ils réalisent de plus en plus des tâches autrefois exercées par des avocats, comme la préparation de dossier et la recherche.»

Du côté des avocats, Me Théorêt constate que les exigences sont pointues. Les employeurs recherchent des avocats bilingues qui possèdent une expertise principalement en droit immobilier, en litige, en fusions et acquisitions et en propriété intellectuelle.

Les dernières statistiques de placement de l’École du Barreau du Québec montrent que l’emploi se maintient pour les stagiaires. Au 17 mars 2006, 80 % des sortants du printemps 2005 avaient terminé leur stage ou étaient en voie de le faire. «Ce taux de placement est similaire à celui de l’an dernier», indique Me Manon Dulude, directrice des stages de l’établissement.

À la Chambre des notaires du Québec, le directeur des communications, Antonin Fortin, entrevoit de très bonnes perspectives pour ses membres. «D’ici à 2012, nous aurons besoin d’une centaine de nouveaux notaires par année, uniquement pour remplacer ceux qui partent à la retraite. Nous avons procédé à l’admission de 70 nouveaux notaires en 2006 et il s’en annonce 150 pour l’année prochaine.»

Marie Bourgeois, responsable du Service de placement au Collège Ahuntsic, l’un des sept établissements d’enseignement québécois à offrir le programme en techniques juridiques, observe que le taux de placement des diplômés se maintient autour de 86 % depuis quelques années. Ces techniciens sont recherchés par les cabinets d’avocats et de notaires, les palais de justice, les municipalités et les organismes gouvernementaux. Le taux horaire moyen de départ s’établit à 14,50 $. «En outre, un sortant sur quatre poursuit des études universitaires, principalement en droit», ajoute Mme Bourgeois.

De son côté, l'Association professionnelle des sténographes officiels du Québec constate un besoin de 100 à 150 sténographes officiels. À Montréal, l’École de sténographie judiciaire du Québec offre l’unique formation menant à ce domaine.

D’une façon générale, Me Théorêt conclut que le marché du travail est ouvert pour l’ensemble des travailleurs du droit. «Le vieillissement de la main-d’œuvre, la réorganisation dans certains cabinets et le développement de certains champs de pratique rendent le marché favorable à la relève.»


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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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