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Certaines entreprises n’ont pas attendu que le cours de l’or noir explose pour limiter leur consommation d’énergie. Portraits de deux compagnies soucieuses d’améliorer leur efficacité énergétique.

par Emmanuelle Gril


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 7
août 2008


Toit vert, bassin naturel d’épuration des eaux usées, systèmes d’échangeur de chaleur, réduction des besoins de réfrigération… Voici quelques-unes des caractéristiques du centre de distribution alimentaire Sobeys de Trois-Rivières, qui approvisionne les marchés IGA de la région.

L’entrepôt de 140 000 pieds carrés bâti selon la norme LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) a coûté 30 millions de dollars et est le premier entrepôt alimentaire du genre au pays. La conception écologique du bâtiment permet notamment des économies d’énergie de 48 % par rapport à un entrepôt traditionnel. Selon Simon Bérubé, directeur principal de l’aménagement commercial, Sobeys est extrêmement dynamique du point de vue de l’éconergie. «Grâce aux programmes de subventions d’Hydro-Québec pour stimuler l’économie d’énergie, Sobeys a économisé l’an dernier 23 millions de kilowattheures.» Soit environ le quart de toute l’électricité économisée par l’ensemble des entreprises de la province qui participent aux programmes.

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Autre exemple des réalisations de Sobeys : le IGA de Saint-Pascal de Kamouraska, un supermarché «vert» certifié LEED, qui a remporté le concours Énergia de l’Association québécoise pour la maîtrise de l’énergie en 2007. Ce supermarché utilise 47 % moins d’énergie qu’une épicerie traditionnelle. La consommation est réduite notamment grâce à des systèmes de réfrigération «intelligents» qui permettent un contrôle précis de la demande de réfrigération en fonction de la quantité d’aliments à refroidir, afin de n’utiliser que l’énergie nécessaire.

Moins cher l’hectolitre de bière

Autre entreprise modèle en économie d’énergie : la Brasserie Molson de Montréal, qui a remporté en 2007 l’un des prix de leadership du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne, remis par l’Office de l’efficacité énergétique. Grâce à l’installation de dispositifs de mesure de la consommation d’énergie, la brasserie a réduit sa consommation énergétique par hectolitre de bière de 5,6 % en gaz naturel, de 9,6 % en eau et de 5,9 % en électricité.

«Ces dispositifs ont permis de constater notamment que les chaînes de conditionnement de la bière et de la mise en bouteilles démaraient beaucoup trop tôt, engendrant une consommation inutile d’énergie et d’eau», note Marie-Hélène Lagacé, porte-parole de Molson. Désormais, au lieu de fonctionner 12 heures à l’avance, les chaînes ne sont plus activées que 4 heures avant le début du processus. C’est le temps minimum requis pour que l’eau atteigne la température nécessaire à la pasteurisation des bouteilles vides, par exemple.

La brasserie a aussi mis en place d’autres initiatives pour limiter les pertes de ressources et d’énergie. Les résidus de grains utilisés pour fabriquer la bière sont vendus à des éleveurs de bétail, et le gaz carbonique généré naturellement par le brassage est réutilisé pour gazéifier la boisson. «Récemment, nous avons organisé la semaine de l’efficacité énergétique pour sensibiliser les employés», indique Mme Lagacé. Ils ont été incités à recycler davantage et à remplacer les verres de styromousse par des tasses.


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