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Des métiers dans le vent

L’énergie, au Québec, c’est bien sûr l’hydro-électricité. Mais il y a plus : le gaz naturel, le raffinage de pétrole... ainsi que les nouvelles filières axées sur le développement durable, comme les éoliennes, l’énergie solaire et les bioénergies. Trois travailleurs de cette industrie se racontent.

par Emmanuelle Gril, Jean-François Venne et Noée Murchison


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 8
septembre 2009


Monteur de lignes électriques
Pour Hydro-Québec

Mon travail

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Patrice Tétreault n’a pas froid aux yeux! Perché sur des pylônes qui font jusqu’à 90 mètres de haut, ce monteur de lignes électriques de transport veille à l’entretien du réseau électrique d’Hydro-Québec. Ses journées de travail commencent généralement par une réunion avec le chef d’équipe, qui explique aux monteurs quelles seront leurs tâches. Patrice escalade ensuite, en compagnie de deux ou trois coéquipiers, la grande construction métallique qui soutient des lignes haute tension. Il monte en posant les pieds sur des structures en métal en forme de L, les fers cornières, et assure sa sécurité grâce à un harnais et des crochets pour parer aux risques de chutes. Une fois en haut, il peut avoir à vérifier le bon fonctionnement d’un isolateur, par exemple, ou à le remplacer.

Il lui arrive aussi de travailler sur d’autres types de pylônes, de grands portiques en bois, qu’il escalade à l’aide d’éperons placés sur ses chaussures. Là encore, il effectue de l’entretien ou du remplacement de pièces, et utilise un harnais et des sangles pour grimper en toute sécurité.

Pour atteindre portiques et pylônes, il peut avoir à utiliser un véhicule tout-terrain, car ces constructions se trouvent souvent dans des lieux difficiles d’accès, en plein champ par exemple.

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Ma motivation

Patrice a toujours été fasciné par le métier de monteur de lignes. Son père exerce d’ailleurs cette profession, mais il grimpe sur les poteaux en bois que l’on voit en ville, par exemple, et non sur d’immenses pylônes métalliques comme son fils. «Tout jeune, je lui posais toutes sortes de questions sur son travail. Il ne m’a pas fallu très longtemps pour faire un choix d’études à la fin de mon secondaire», raconte-t-il. Autrement dit, c’était écrit dans le ciel!

Il adore le sentiment de liberté que lui procure son métier. «Je travaille à l’extérieur, dans les hauteurs. J’aime aussi l’ambiance qui règne dans l’équipe, on doit s’entraider et compter les uns sur les autres, cela crée des liens entre nous», explique-t-il.

Mon conseil

Pour être monteur de lignes électriques, il ne faut évidemment pas souffrir de vertige, et on doit aussi être en excellente forme. «On ne monte pas dans les pylônes avec une nacelle, cela demande des efforts physiques. On doit aussi rester de longues heures perché en hauteur dans des positions parfois inconfortables», souligne Patrice. Il faut également affronter les intempéries, la pluie, le froid, le vent… Ce métier est donc réservé à ceux qui sont prêts à exercer un travail très exigeant.

Mon parcours

Patrice a obtenu un diplôme d’études professionnelles (DEP) en montage de lignes au Centre de formation en montage de lignes de Lévis, en 2003. À la fin de ses études, il a été embauché immédia­tement par Hydro-Québec.


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38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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