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Faire carrière à l’université

Classes éternelles

Quand on termine sa scolarité universitaire, il est possible de demeurer à l’université pour y travailler. On pense d’abord à la recherche, aux charges de cours et à l’enseignement, mais il y a aussi d’autres occasions qui ne sont pas à négliger. Y a-t-il des secteurs plus propices à l’embauche?

par Geneviève Dubé


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 5 mai 2006


On résume souvent le travail dans une université au seul personnel enseignant. Pourtant, il y a aussi tout le personnel administratif et de soutien. Les postes offerts sont variés et couvrent plusieurs secteurs. Parmi les professionnels les plus demandés, mentionnons ceux qui travaillent en administration, c’est-à-dire en ressources humaines ou en finances, par exemple : «Nous affichons énormément à HEC Montréal afin de pourvoir aux nombreux postes vacants en administration», dit Martine Lavallée, directrice de la dotation et de la gestion de l’information à l’Université de Montréal.

Les emplois abondent aussi en bibliothéconomie en raison du grand nombre de bibliothèques. À plus petite échelle, quelques architectes et avocats travaillent dans les universités, de même que des diplômés en relations industrielles. Selon les besoins et les postes disponibles au moment de l’affichage, un chercheur d’emploi pourrait aussi bien obtenir un emploi permanent qu’un poste contractuel à ses débuts.

La création de liens dans son université pendant les études semble être un atout certain pour s’y construire une carrière.
Par exemple, Nancy Lepage possède une maîtrise en communication organisationnelle et travaille maintenant à la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal à titre de conseillère en développement. Son parcours professionnel dans l’Université a débuté pendant sa maîtrise alors que sa directrice de recherche l’a engagée comme assistante de cours et assistante de recherche en 2001. Elle décrochait aussi sporadiquement des contrats d’organisation d’événements au Département de communication. Elle a ensuite été recommandée en 2002 par une employée de l’Université, elle-même diplômée en communication, pour un poste à temps partiel au Bureau de développement et des relations avec les diplômés, qu’elle a obtenu grâce à ses connaissances du fonctionnement des communications de l’Université acquises lors de ses emplois précédents.

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Bien que ses contacts établis dans l’établissement l’aient beaucoup aidée durant son cheminement, la jeune diplômée a dû passer par tout le processus régulier d’embauche. D’ailleurs, elle considère sa recommandation comme une carte de plus dans son jeu, mais pas comme un avantage majeur dans le processus.

Du doctorat à l’enseignement
Du côté de la recherche et de l’enseignement, l’embauche se fait notamment par une recommandation d’un professeur. En effet, pour décrocher un poste, le candidat doit posséder un doctorat, qui lui aura donné la chance de se tailler une place dans sa faculté. Par exemple, les recherches effectuées pour sa thèse peuvent être reconnues dans son domaine, et l’on souhaitera alors le garder comme enseignant ou chercheur. Encore une fois, celui-ci devra suivre tout le processus officiel pour être engagé.

Un candidat au doctorat peut très bien travailler dans son université. C’est le cas de Joseph-Omer Dyer. Étudiant au doctorat en sciences biomédicales, il est conférencier dans plusieurs cours du baccalauréat en physiothérapie de l’Université de Montréal depuis qu’il a entrepris sa maîtrise. Son embauche s’est produite de façon assez spontanée. «C’est le coordonnateur d’un cours qui m’a abordé à la cafétéria pour me demander de donner ma première conférence», explique Joseph-Omer. Cette facilité vient du fait que dans son département, très peu d’étudiants peuvent donner des conférences ou obtenir des charges de cours. En effet, sur les dix personnes inscrites au doctorat, environ sept sont des étrangers qui ne maîtrisent pas suffisamment la langue pour enseigner.

Le long parcours universitaire d’un doctorant lui permet donc d’accéder à des postes de recherche et d’enseignement permanent, comme dans le cas de M. Dyer, que ses expériences en enseignement positionnent très bien pour décrocher ce genre d’emplois à la fin de son doctorat. «Je souhaite devenir professeur à l’université et poursuivre mes recherches dans mon domaine. Travailler à l’université donne une liberté et une autonomie de recherche que l’on ne trouve pas ailleurs», dit l’étudiant qui ne semble pas vouloir quitter son établissement de sitôt.

Quoi qu’il en soit, la création de liens dans son université pendant les études semble être un atout certain pour s’y construire une carrière. Les jeunes diplômés travaillant dans leur université disent en retirer une fierté et un sentiment de contribuer au succès de celle qui leur a donné leurs connaissances.


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