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Mille et un travaux

Il n’y a pas que des enseignants qui travaillent dans les universités et les cégeps : on y trouve aussi des psychologues, des cuisiniers, des webmestres, des agents de sécurité et des techniciens, entre autres!

par Anick Perreault-Labelle


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 5 mai 2006


Une université, c’est plus qu’un établissement d’enseignement. C’est une véritable ville. Parfois petite (3 000 personnes à Bishop’s), parfois grande (46 000 personnes à l’Université du Québec à Montréal).

Elle possède ses journaux, ses stations de radio et de télé, ses restaurants, bars, garderies, magasins, son service de courrier et même sa police!

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Environ un employé sur deux dans les réseaux collégial et universitaire n’est pas enseignant. En fait, ces établissements scolaires font bien plus que de l’enseignement. «L’Université Laval a presque tous les emplois que vous pouvez imaginer!» dit Claude Mailhot, directeur du Service des ressources humaines dans cet établissement.

«Certains postes sont uniques aux établissements scolaires», ajoute cependant Francine Bourget, directrice générale des ressources humaines de l’Université de Montréal. Les commis aux dossiers d’admission, par exemple, qui ont la tâche de conseiller les étudiants sur les programmes disponibles et de les informer sur les conditions d’admissibilité. Ces petites et grandes écoles abritent aussi parfois des travailleurs un peu spéciaux. Comme des souffleurs de verre; celui de l’Université de Montréal fabrique certains des béchers et éprouvettes dont ont besoin les laboratoires de l’établissement.

Il y a trois grandes catégories de gens qui aident les cégeps et les universités à tourner rondement. D’abord les cadres, qui gèrent tous les services administratifs de la boîte, qu’il s’agisse des communications, des bâtiments, des ressources humaines ou du registrariat. Ensuite les professionnels, c’est-à-dire des employés ayant une formation universitaire, comme les comptables, programmeurs, gestionnaires, bibliothécaires, conseillers pédagogiques, psychologues ou actuaires. À l’Université Laval, cette catégorie inclut même deux architectes à temps plein. «Ils s’occupent des projets de réaménagement d’une valeur de 10 millions de dollars sur le campus», explique Claude Mailhot.

Enfin, les universités et les cégeps comptent des employés de soutien. Diplômés du secondaire ou du collégial, leur col est aussi blanc que bleu et ils sont techniciens en informatique, en hygiène dentaire ou en audiovisuel, secrétaires, électriciens, jardiniers, interprètes, animaliers, documentalistes et cuisiniers, entre autres.

Les conditions de travail de tout ce beau monde se ressemblent d’un établissement à l’autre, les cadres faisant exception à la règle.
Quand un de ces postes se libère, le bureau des ressources humaines cherche d’abord la perle rare à l’interne. Il jette ensuite un coup d’œil sur les candidatures spontanées qu’il a reçues. S’il ne trouve toujours pas son bonheur, ce qui est rare, l’établissement scolaire annonce alors dans les journaux locaux ou les publications spécialisées destinées à des professionnels.

Les conditions de travail de tout ce beau monde se ressemblent d’un établissement à l’autre, les cadres faisant exception à la règle. En effet, les salaires de ces derniers varient beaucoup selon l’université, tout simplement parce qu’ils ne font pas toujours le même travail. «Diriger le service des immeubles n’a pas la même ampleur à l’Université McGill qu’à l’Université Bishop’s, qui est beaucoup plus petite. De même, certains directeurs des ressources humaines sont responsables des conventions collectives, et d’autres non», explique Linda Groulx, responsable des ressources humaines à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.

Dans les cégeps, les employés de soutien et les professionnels sont toujours syndiqués. Par contre, dans certaines universités, les salaires et avantages sociaux des professionnels ne sont pas définis dans une convention collective mais dans un protocole d’entente. Quoi qu’il en soit, «les employés des universités ont des conditions de travail équivalentes à celles de la fonction publique, ou encore meilleures», estime Linda Groulx.

Le personnel qui ne dépend pas des bureaux des ressources humaines peut être syndiqué ou non. Les cuisiniers et les serveurs qui assurent les services alimentaires à l’Université du Québec à Trois-Rivières – et qui dépendent d’une compagnie privée – le sont. Mais ce n’est pas le cas des 250 personnes au service de la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval, dont le webmestre, l’archiviste et les serveurs et cuisiniers de son pub sur le campus.


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