Avec les différentes mesures lancées par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport ces dernières années en matière d’intégration des élèves en difficulté, pas étonnant que les besoins en adaptation scolaire explosent.

En 2008, les 250 diplômés en adaptation scolaire de l’Université de Montréal et de l’Université de Sherbrooke ont tous trouvé du travail. «Plusieurs avaient reçu une promesse d’emploi avant même d’avoir décroché leur diplôme», dit Lynne Champagne, coordonnatrice des stages en adaptation scolaire à l’Université de Sherbrooke.
C’est souvent pendant les 700 heures de stages dans des écoles, au cours de leurs quatre années d’études, que les étudiants dénichent leur futur emploi. «Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport finance de plus en plus les écoles afin qu’elles répondent aux besoins des élèves ayant des difficultés d’apprentissage», explique Manon Théorêt, directrice du Département de psychopédagogie et d’andragogie de l’Université de Montréal. «En règle générale, la demande est encore plus forte en région que dans les grandes villes», ajoute Catherine Lanaris, directrice du programme à l’Université du Québec en Outaouais. Les départs à la retraite de baby-boomers travaillant dans ce domaine libéreront des postes pendant encore cinq ans, estime Manon Théorêt.
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Le diplômé en adaptation scolaire maîtrise l’art de transmettre des connaissances à des jeunes souffrant de déficience intellectuelle ou de troubles de l’apprentissage ou du comportement. «Sa clientèle comporte souvent des élèves aux problématiques très diverses, et il doit composer avec chacune d’entre elles», dit Lynne Champagne.
L’enseignant en adaptation scolaire doit être empathique, honnête et ouvert d’esprit lorsqu’il traite avec des enfants agressifs ou des parents en détresse. Les épreuves, dans son quotidien professionnel, sont nombreuses, mais les petits ou grands progrès de ses élèves lui apportent également une vive satisfaction. «Sentir que l’on fait une différence dans la vie d’un jeune, c’est magique!» résume Manon Théorêt.
De plus en plus de postes sont également offerts en dehors du système scolaire. «Certains diplômés se joignent à des cliniques privées d’orthopédagogie ou se lancent à leur compte», précise Marie-France Martinoli, qui supervise des spécialistes en adaptation scolaire à la Commission scolaire Marguerite- Bourgeoys, à Montréal.
Plus de 300 personnes travaillent en adaptation scolaire à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. «Nous manquons tellement de spécialistes que nous sommes parfois réduits à confier des classes spéciales à des enseignants réguliers», poursuit-elle.
Les spécialistes en adaptation scolaire étant majoritairement des femmes, du personnel supplémentaire est nécessaire en raison des nombreux congés de maternité.