Les technologies vertes et le développement durable ont plus que jamais la cote. Aux États-Unis, ils sont au cœur de la stratégie de reprise économique. Au Québec aussi l’industrie de l’environnement est en essor et crée des emplois. Un seul bémol : les entreprises qui recrutent manquent de main-d’œuvre spécialisée. Portrait de l’industrie et de ses besoins de travailleurs.

Sacs recyclables, détergents biodégradables, énergies propres sont au goût du jour et ne cessent de faire des adeptes. Mais au-delà des gestes posés pour le bien de la planète, l’environnement est une industrie qui recherche des travailleurs.
La majorité des entreprises du secteur sont partagées en quatre sous-secteurs selon leur champ d’activité : l’eau; l’air; les sols et les eaux souterraines; les matières résiduelles. Une autre catégorie un peu fourre-tout nommée «environnement général» englobe également la gestion environnementale, la valorisation des matières résiduelles et les nouvelles technologies vertes.
Selon Statistique Canada, avec ses 1 600 établissements qui emploient environ 32 000 personnes, le Québec se classe au deuxième rang des provinces canadiennes qui comptent le plus d’entreprises et d’emplois dans ce domaine, après l’Ontario. Le Québec occupe aussi la deuxième place des provinces qui ont les plus gros revenus environnementaux et qui enregistrent les plus grandes ventes de services et de biens environnementaux.
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Plusieurs éléments concourent à rendre cette industrie vigoureuse. Dominique Dodier mentionne notamment la réglementation gouvernementale, qui impose depuis quelques années une vigilance accrue dans le domaine environnemental, par exemple en ce qui a trait au contrôle de l’eau potable. «Même en période de récession, les lois continuent de s’appliquer», fait-elle valoir.
La directrice générale montre aussi du doigt l’arrivée prochaine de la norme ISO 26 000, qui a trait à la responsabilité sociétale des entreprises en développement durable. Pour s’en prévaloir, elles devront se qualifier en matière de gestion environnementale. «Les compagnies commencent à s’apercevoir que la réduction de leur consommation d’énergie et une meilleure gestion des déchets, par exemple, permettent des économies», note Dominique Dodier.
Autant de bonnes raisons de croire que la province va poursuivre son virage vert et que les entreprises du domaine vont se multiplier dans chacun des sous-secteurs.