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Ce règlement prescrit des normes et des contrôles de la qualité de l’eau très rigoureux. Il oblige également les opérateurs d’une installation de captage, de traitement ou de distribution des eaux desservant plus de 20 personnes à posséder un diplôme du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport ou un certificat d’Emploi-Québec.
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Selon le Diagnostic industriel et de main-d’œuvre en environnement d’EnviroCompétences, près de 56 % des compagnies de ce secteur prévoient une croissance de leurs effectifs d’ici à 2010.
Aquatech, une entreprise de 95 employés située à Longueuil et spécialisée dans la gestion d’usines de production d’eau potable et de traitement des eaux usées, a pris un nouvel essor avec l’entrée en vigueur du Règlement sur la qualité de l’eau potable en 2001. «Nous faisons de l’impartition de main-d’œuvre [opérateurs et techniciens], indique son directeur général Jean-Guy Cadorette. Les petites municipalités qui ne peuvent se permettre d’avoir des employés à temps plein nous confient le mandat de faire fonctionner leurs usines. Pour répondre à la demande, il a fallu embaucher une trentaine d’employés supplémentaires au cours des dernières années», dit-il.
«Le secteur de l’eau est très actif, confirme Dominique Dodier, mais il connaît une rareté de main-d’œuvre.» En effet, techniciens et opérateurs d’usines semblent difficiles à dénicher : ce sont désormais des métiers réglementés, et qui plus est, les établissements de formation comptent peu de diplômés.
Jean-Guy Cadorette constate aussi que cette main-d’œuvre est rare. «C’est un métier mal connu et peu populaire auprès des élèves. Pourtant, ce type d’emploi est valorisant et permet d’accéder à des responsabilités importantes : celle d’assurer à la population une eau potable de qualité», dit-il.
Aquatech est également active sur le plan international, en Algérie et au Maroc notamment, où elle fournit expertise et soutien technique. Cette ouverture sur le monde constitue d’ailleurs un élément d’attraction pour les candidats désireux de relever des défis.
Selon le Diagnostic industriel et de main-d’œuvre en environnement d’EnviroCompétences, plus de 44 % des compagnies du domaine prévoient accroître leurs effectifs d’ici à 2010.
Hydrauliques R & O Services, une entreprise située à Mont-Royal, emploie une trentaine d’employés. Sa spécialité? L’équilibrage des systèmes de chauffage, de ventilation et d’air climatisé (CVAC), ainsi que l’inspection, le nettoyage et l’entretien des conduits de CVAC. «Nous travaillons principalement pour le secteur institutionnel et les édifices de bureaux», indique son président, Jean-Paul Leblanc.
Ce dernier estime que le volume d’affaires de sa compagnie augmente régulièrement. «On fait de plus en plus appel à nos services, c’est un secteur d’activité émergent. La population est davantage consciente de l’importance d’avoir un environnement de travail sain. Par ailleurs, à Montréal, avec les infrastructures vieillissantes, il y a beaucoup d’édifices dont les systèmes de CVAC doivent être nettoyés, entretenus et inspectés», ajoute-t-il.
Hydrauliques R & O Services embauche régulièrement, notamment des diplômés de la formation professionnelle ou technique en mécanique du bâtiment ou en électromécanique. «Mais dans le réseau de l’enseignement, il n’existe pas de formation spécifique à l’assainissement et à l’équilibrage. Aussi, pour répondre à nos besoins, nous donnons aux employés une formation à l’interne», précise Jean-Paul Leblanc.
Comme dans le secteur de l’eau, les diplômés ne sont pas légion et il n’est pas toujours facile de mettre la main sur des travailleurs. «On essaie de recruter des stagiaires dans le cadre de leur diplôme d’études collégiales, et de les garder ensuite à notre service. Mais là encore, on a de la difficulté à les dénicher», déplore le président.