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Recrutement vert (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 9
octobre 2009

Sols et eaux souterraines

Creusez, vous trouverez
Les sols et eaux souterraines cons­tituent un autre des segments les plus prometteurs en ce qui a trait à la croissance de la main-d’œuvre. Le Diagnostic industriel et de main-d’œuvre en environnement d’EnviroCompétences indique que 60 % des compagnies actives dans ce domaine prévoient une croissance de leurs effectifs d’ici à 2010.

C’est un secteur en progression et très réglementé, soutient Dominique Dodier, notamment par le Règlement sur l’enfouissement des sols contaminés, le Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains et la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés. «La réglementation qui oblige, par exemple, à s’assurer que le sol est de bonne qualité avant d’ériger une nouvelle construction favorise la demande de spécialistes en analyse et décontamination des sols.» À noter que le secteur des sols et eaux souterraines regroupe également les compagnies spécialisées en fabri­cation et installation de fosses septiques.

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Renée Émond est présidente-directrice générale de BIOLAB, une entreprise qui compte des laboratoires d’analyses environnementales dans plusieurs villes du Québec. BIOLAB emploie 80 personnes, notamment des chimistes, des microbiologistes et des techniciens de laboratoire. Elle explique que leur clientèle est variée : «Il s’agit principalement d’industries telles que des papetières, des alumineries, ou encore des municipalités ou des firmes de consultants en environnement.»

BIOLAB analyse des échantillons d’eau potable, d’eaux usées et d’eau souterraine (nappe phréatique), des sols contaminés et des sédiments, des boues, des huiles usées, des déchets solides ou dangereux, de la neige usée, etc.

Renée Émond confirme que la réglementation qui accroît les analyses environnementales obligatoires favorise l’essor de cette industrie. D’ailleurs, on embauche régulièrement chez BIOLAB. «Mais en région, le recrutement n’est pas facile, car il n’y a pas toujours d’établissements d’enseignement à proximité. Il faut alors dénicher les diplômés ailleurs», relève-t-elle.

Matières résiduelles

Récupérer et traiter
Recyclage, gestion des déchets, intervention en cas de déversement de matières résiduelles dangereuses sont autant d’activités relevant de ce secteur. Plus de 21 % des entreprises du domaine prévoient accroître le nombre de leurs travailleurs d’ici à 2010, selon le Diagnostic industriel et de main-d’œuvre en environnement d’EnviroCompétences. Conducteurs de camions, mécaniciens, aides-éboueurs et valoristes en centres de tri sont particulièrement recherchés, mentionne l’étude.

Veolia Services à l’environnement est un géant de la gestion des matières rési­duelles. La multinationale est présente dans 70 pays à travers le monde. Au Québec, elle emploie 2 800 travailleurs au sein de 22 places d’affaires. L’entreprise a plusieurs divisions comme l’assainissement et la réhabilitation des réseaux de conduites souterraines, la valorisation énergétique des déchets et le nettoyage industriel.

«Nous offrons nos services entre autres à des raffineries, des usines de pâtes et papiers, des industries minières et des municipalités. En cas de déversement de matières dangereuses dans une entreprise, nous envoyons une équipe les récupérer dans un camion spécial. Nous vidangeons aussi les réservoirs de pétrole. Les déchets sont ensuite transportés vers un centre de transfert où ils sont traités», indique Gilles Proulx, président-directeur général de la division québécoise de la compagnie.

Veolia assure également un service de collecte et de traitement des huiles usagées dans les ateliers de mécanique. Elle récupère aussi des résidus de gaz de Gaz Métropolitain et les utilise pour chauffer différents bâtiments comme l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth à Montréal.

Même s’il admet qu’avec la récession ses plus gros clients (papetières, mines, etc.) se montrent un peu plus prudents dans leurs dépenses, Gilles Proulx estime que la diversité des activités de l’entreprise lui permet de tirer son épingle du jeu. Il embauche d’ailleurs régulièrement. La main- d’œuvre recherchée possède au minimum un diplôme de cinquième secondaire ou de collégial technique, et poursuit sa formation à l’interne. «Chez nous, c’est comme une université», soutient Gilles Proulx.

Les recrues suivent une formation de quatre à six ou huit semaines, adaptée aux méthodes et aux besoins de la compagnie, pour accéder entre autres aux postes d’opérateur de nettoyage industriel et d’opérateur au centre de transfert de matières dangereuses.


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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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