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Bonne mine! (suite)


Les carrières de l’ingénierie
Édition 2007


photo : Association minière du Québec

À l’Université Laval, on confirme que les inscriptions sont peu nombreuses, malgré la très forte demande de diplômés en génie des matériaux et de la métallurgie et en génie minier. Pour 2005-2006, on notait toutefois une légère recrudescence des inscriptions en génie géologique par rapport à 2004-2005.

Spécialistes recherchés

Les ingénieurs miniers ne sont pas les seuls spécialistes recherchés. «Il faut plusieurs types d’ingénieurs pour faire fonctionner une mine : des ingénieurs mécaniques, électriques, civils, chimistes, géologues, électromécaniques.» Autant de besoins de main-d’œuvre à satisfaire. La technologie amène également son lot de nouveaux spécialistes, signale Jean-Pierre Thomassin : «La modélisation 3D crée des nouveaux besoins en génie informatique.

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Autrefois, on travaillait avec des cartes en papier et chaque niveau était détaillé sur le plan. Aujourd’hui, tout est en trois dimensions. Les compagnies minières sont en compétition avec les producteurs de jeux vidéo pour le recrutement!» Par ailleurs, les spécialistes en génie environnemental sont aussi très recherchés. «Les normes sont tellement sévères de nos jours que chaque mine possède un directeur de l’environnement et une équipe d’environnement où l’on trouve des géologues ou des ingénieurs chimistes», explique M. Thomassin.

En outre, le boum minier ne touche pas que le Québec et le Canada, et la compétition pour recruter des ingénieurs est féroce et de niveau international. Ainsi en 2005, un voyage d’études de deux semaines au Brésil a été offert par une compagnie minière à toute la classe de sortants en génie minier de l’Université de la Colombie-Britannique pour visiter des sites et des installations de recherche dans le but avoué d’embaucher les jeunes diplômés…

Tous les intervenants de l’industrie, y compris les gouvernements, se penchent sur diverses stratégies pour pallier la pénurie appréhendée de main-d’œuvre. Une avenue intéressante se situe du côté des communautés autochtones, dont le territoire est proche des sites d’exploitation. Des efforts importants doivent aussi être menés afin d’intensifier la promotion auprès des femmes, des jeunes et des immigrants.

1. Association minière du Québec, Association de l’exploration minière du Québec.
2., 3. et 4. Conseil d’adaptation et de formation de l’industrie minière, Prospecter l’avenir, août 2005.


SAVIEZ-VOUS QUE?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne fait pas froid dans une mine : plus elle est profonde, plus on se rapproche du centre de la Terre et donc plus il fait chaud. La température du roc dans les galeries de la mine LaRonde 2, en Abitibi-Témiscamingue, à plus de deux kilomètres sous terre, est de 42 °C. À cette profondeur, le roc, comme l’eau, crée d’énormes pressions.

Tout un défi pour les ingénieurs! Il faut en effet concevoir des structures empêchant les murs des galeries de s’effondrer, développer des systèmes de climatisation et de ventilation, des systèmes pour convoyer le minerai, le matériel et les mineurs, etc.

Que fait l’ingénieur minier? Les ingénieurs miniers sont les spécialistes des excavations dans le roc et de la manutention des matériaux excavés. Leur secteur d’activité traditionnel est l’exploitation des mines, mais ils s’intéressent également à la production d’agrégats et participent à la réalisation d’imposants travaux de génie civil (métro, ouvrages ou réseaux hydroélectriques, routes, tunnels, etc.). Leur grande polyvalence leur permet de jouer un rôle de coordonnateurs entre les ingénieurs d’autres disciplines.


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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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