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Pour gérer des travaux complexes

Dès l’automne 2009, l’École Polytechnique de Montréal offrira une nouvelle maîtrise en gestion des projets d’ingénierie civile. Question de former de bons chefs d’orchestre pour diriger des travaux d’envergure.

par Sylvie L. Rivard


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 6
juin-juillet 2009


La demande crée l’offre, indique Guy Leclerc, professeur titulaire au Département des génies civil, géologique et des mines de l’École Polytechnique et responsable du nouveau programme. «La demande d’ingénieurs capables de prendre les rênes de projets complexes comme la réfection d’infrastructures routières, le prolongement de lignes de métro et de trains de banlieue ou la construction de bâtiments provenait depuis quelque temps de toutes parts. Autant des bureaux d’ingénieurs-conseils, des municipalités et des grands donneurs d’ouvrage comme Hydro-Québec.»

Actuellement, les ingénieurs qui conçoivent les projets sont souvent absents sur le terrain durant la réalisation des travaux. La formation vise notamment à combler cette lacune.

À l’heure des travaux d’infrastructures

La nouvelle maîtrise en gestion de projets d’ingénierie civile tombe d’ailleurs à point, alors que les annonces publiques d’investissements dans les infrastructures se succèdent. De 2008 à 2013, c’est quelque 40 milliards de dollars que le gouvernement du Québec aura investis dans l’entretien, la réfection, la rénovation ou la construction d’infrastructures. En 2009 seulement, Québec consacrera 3,7 milliards de dollars au redressement de son réseau routier, dont plus de 40 % pour le développement de nouveaux axes. Ottawa apportera aussi sa contribution en investissant 12 milliards en 2 ans pour les infrastructures publiques.

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La formation couvrira toutes les étapes des projets de génie civil, de la conception à la réalisation, en passant par le montage et la planification des travaux. Les étudiants apprendront à tenir compte dans leurs projets de plusieurs critères comme les coûts, la rentabilité, la sécurité, le bien-être des populations et le développement durable. «Mais le programme va plus loin, précise Guy Leclerc. L’ingénieur va aussi acquérir des connaissances liées au financement d’un projet, aux enjeux d’une négociation, aux contrats, aux partenariats public-privé et à tout le cadre législatif tel que les lois, les normes et la réglementation entourant un projet.»

Pour ingénieurs expérimentés

La capacité d’accueil du programme est de 24 étudiants par année, mais la formation ne s’adresse pas aux bacheliers fraîchement diplômés. Guy Leclerc veut qu’ils aient roulé leur bosse sur le marché du travail depuis au moins trois ans. «La maîtrise vise les ingénieurs-concepteurs qui souhaitent coordonner et diriger des études d’avant-projet et des montages de projets. Elle s’adresse aussi à des ingénieurs qui touchent déjà à certains volets de la gestion de projets comme l’estimation de coûts et à la planification des travaux et qui souhaitent élargir leurs compétences. La formation vise également les ingénieurs de la fonction publique responsables d’études de planification dans les municipalités, les ministères et les agences gouvernementales.»

Au final, les diplômés pourront offrir leurs services notamment dans les entreprises d’ingénieurs-conseils, les municipalités, la fonction publique et les grandes entreprises de construction.


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Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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