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Des carrières en or (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 9
octobre 2008


Du chantier au bureau

Une autre partie de la journée de Nicolas se passe à son bureau où il travaille sur son ordinateur avec un logiciel spécialisé. Il détermine la géologie du terrain et prépare un plan pour les pelleteurs, où chaque portion est identifiée avec la teneur en fer correspondante. «J’adore mon emploi, car il est très concret, on voit la progression des travaux chaque jour», explique Nicolas.

Il aime également vivre et travailler loin des grands centres urbains. «Il n’y a pas de trafic ici et donc pas de stress. De plus, les adeptes du plein air sont comblés.» On peut chasser et pêcher presque dans sa cour! Ses conditions salariales sont très intéressantes. Un technicien minier gagne en moyenne entre 60 000 et 70 000 $ annuellement. Les possibilités d’avancement représentent une autre source de motivation pour Nicolas. Il envisage ainsi de faire toute sa carrière dans l’industrie minière. D’ici à quelques années, l’expérience aidant, il espère décrocher un poste de superviseur pour diriger une équipe de techniciens.

Le meilleur des deux mondes

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Quand on naît à Havre-Saint-Pierre, dans la région minière de la Côte-Nord, comme Josée Cyr, le travail dans les mines apparaît comme une voie toute tracée. Mais lorsque la jeune femme a opté pour la profession d’ingénieur minier, elle a fait un choix du cœur!

Josée Cyr a grandi auprès d’un père superviseur dans une mine, mais c’est à l’adolescence qu’elle a eu le coup de foudre pour l’industrie minière. «Au secon­daire, un ingénieur minier est venu faire une présentation en classe et le déclic s’est produit», se souvient-elle.

Diplômée du baccalauréat en génie minier de l’Université Laval en 2004, elle s’est retrouvée quelques mois plus tard en pleine toundra, au milieu de la péninsule de l’Ungava à la mine Raglan, exploitée par Xstrata Nickel. «J’ai été ingénieure adjointe puis contremaître avant d’obtenir un emploi d’ingénieure chargée de projet», dit-elle.

Un ingénieur minier gagne en moyenne de 75 000 à 80 000 $ par année, mais l’expérience aidant, le salaire grimpe rapidement.

Josée bosse selon un horaire rotatif de trois semaines de travail suivies de deux semaines de congé. Trois heures et demie de transport en avion à partir de Montréal sont nécessaires pour se rendre à la mine. Heureusement, une fois sur place, les déplacements sont limités puisque les travailleurs sont logés près de la mine, dans une sorte de vaste complexe hôtelier où l’on trouve tout le confort. Le reste du temps, elle habite à Québec.

À titre d’ingénieure chargée de projet, Josée Cyr a supervisé le démarrage d’une nouvelle exploitation minière. «Il faut gérer le budget, planifier tout l’aspect logistique (main-d’œuvre, équipement, etc.), faire le design minier», énumère-t-elle. Elle travaille souvent de son bureau mais se rend régulièrement sur le terrain où elle rencontre contremaîtres et mineurs.

Une employée choyée

Josée se considère comme privilégiée d’exercer un métier stimulant. «La vitesse incroyable à laquelle se développent les nouveaux projets miniers au Québec permet d’avoir accès à des responsabilités élevées rapidement après sa sortie de l’université.»

À son avis, les excellentes conditions de travail de l’industrie sont un autre atout. Un ingénieur minier gagne en moyenne de 75 000 à 80 000 $ par année, mais l’expérience aidant, le salaire grimpe rapidement. Les avantages sociaux sont également nombreux (assurances médicale et dentaire, fonds de retraite), sans compter les vacances, souvent trois semaines dès le départ. «Même si on œuvre en région éloignée, le travail en rotation permet aussi d’opter pour un lieu de résidence dans un grand centre urbain», ajoute Josée.

Au moment de l’entrevue, l’ingénieure venait d’accepter un poste de surintendante de mine pour QIT-Fer et Titane à… Havre-Saint-Pierre! C’est donc un retour aux sources pour elle, ce dont elle se réjouit. «J’aurai un horaire de 8 h à 16 h, du lundi au vendredi… Cela me permettra de stabiliser ma vie personnelle.» Lorsqu’on lui demande comment elle envisage l’avenir, elle dit vouloir continuer à faire carrière dans l’industrie minière. «Mais j’aimerais bien aller travailler à l’étranger», confie-t-elle. Un rêve qu’elle pourra réaliser sans difficulté puisque les ingénieurs miniers sont recherchés aux quatre coins de la planète!



Meilleure mine

L’appétit vorace des pays émergents comme la Chine pour les métaux et minerais a fait monter en flèche le prix de ces derniers. Résultat : les projets miniers se multiplient au Québec et on cherche des travailleurs.

Selon le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, les investissements miniers au Québec devraient atteindre 1,99 milliard de dollars en 2008, soit 39 % de plus qu’en 2007. Sur cette somme, on évalue à 464 millions les dépenses d’exploration pour découvrir de nouveaux gisements, une croissance de 6,4 % par rapport à l’an dernier. Plus de 200 projets d’exploration se réalisent actuellement, principalement dans le nord de la province. On recherche notamment de l’uranium dans le secteur des monts Otish, de l’or au nord de Matagami et des diamants au nord-ouest de Chibougamau.

Vingt-quatre mines sont également en activité dans la province. Parmi les plus importantes, on trouve la mine Raglan (cuivre et nickel) dans la baie d’Ungava, la mine d’or Laronde dans la région de Val-d’Or et la mine de fer de Mont-Wright, sur la Côte-Nord.

Selon les dernières prévisions, l’industrie aura 2 700 postes à pourvoir d’ici à 5 ans et 4 440 d’ici à 10 ans. Les ingénieurs miniers et les géologues sont recherchés autant que les techniciens en minéralurgie et en géologie, les foreurs et les mineurs, selon Pierre Guimont, directeur du Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

Les compagnies ArcelorMittal, Xstrata Nickel, Iamgold, QIT-Fer et Titane, IOC, Rio Tinto-Alcan et Agnico-Eagle sont au nombre des principaux employeurs.


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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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