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Hockey, balle molle, soccer, golf, escalade, marche… Amateurs ou véritables mordus, des travailleurs troquent leurs BlackBerry contre des chaussures de sport.

«Un esprit sain dans un corps sain.» Tel est l’adage des employés qui, après les heures de bureau, courent, lancent le ballon, soulèvent des poids ou font du vélo stationnaire. Outre les litres de sueur qu’ils laissent sur les terrains de sport ou le plancher des gymnases, ces sportifs y abandonnent également le stress généré par un emploi exigeant et une vie bien remplie.
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«Notre but était de créer un lieu où les gens pouvaient s’amuser entre collègues. Chaque équipe compte sept joueurs, et la présence d’au moins une femme est obligatoire, sans cela l’équipe n’a droit qu’à six joueurs.»
Du mois de mai à la mi-août, les matchs ont lieu deux soirs par semaine, et un tournoi est tenu à la fin de l’été. «Nous avons même décidé d’envoyer l’équipe dont je fais partie à la Coupe du monde de soccer des avocats, qui se tiendra en mai 2008 en Espagne.»
Éric Oliver soutient que jouer dans la ligue crée un esprit de corps. «Les équipes sont constituées de jeunes avocats ou d’associés, d’étudiants et de stagiaires. Cela permet de rencontrer ses confrères dans un contexte autre que le travail.»
La pratique d’une activité physique permet également de chasser le stress, estime Me Oliver, ce qui est très bénéfique lorsqu’on pratique une profession exigeante sur le plan intellectuel. «Je crois aussi que c’est une bonne façon de connaître quelqu’un. Dans un contexte sportif, on voit comment une personne réagit face à la pression; si elle est persévérante, émotive, rationnelle, si elle possède du leadership.»
Linda Rathé, coordonnatrice régionale chez RBC Banque Royale, pratique la balle molle depuis 22 ans. Du mois de mai à la fin de septembre, une fois par semaine, pendant une heure et demie sur un terrain proche de son lieu de travail, elle lance la balle à ses collègues de bureau. Ancienne présidente de la ligue de balle molle puis capitaine de l’équipe, elle a aussi aidé à mettre sur pied le tournoi annuel de balle molle RBC, et en est la responsable depuis une douzaine d’années.
«Je viens d’une famille très unie où le sport faisait partie des habitudes de vie. J’ai donc pratiqué plusieurs activités sportives grâce à mes parents. J’aime jouer à la balle molle : cela me tient en forme, c’est bon pour la santé et j’encourage tous mes collègues à y participer.» Les parties de balle molle permettent également de rencontrer des employés issus d’autres services de l’entreprise. «On peut faire la connaissance de personnes qu’on n’aurait pas nécessairement croisées au bureau. Cela aide aussi à tisser des liens dans une ambiance différente, plus informelle que celle du milieu de travail.»
Tout comme Linda Rathé, Martin Hénault, biologiste chercheur chez Merck Frosst, estime que jouer avec ses collègues crée nécessairement un esprit d’équipe. Depuis trois ans, il participe aux deux ligues de hockey de la compagnie. Chaque semaine, après les heures de bureau, il joue donc deux parties d’une heure et demie chacune, dans un complexe sportif situé à cinq minutes de son lieu de travail. «Sans être un grand sportif, cela me donne la chance de pratiquer une activité physique. C’est bon pour la santé, cela me détend, et je peux rencontrer des employés d’autres services», souligne-t-il. De temps à autre, les familles viennent encourager les joueurs. «Habituellement, ce sont les papas qui vont soutenir leurs enfants, mais là, c’est le contraire!»
«Auparavant, j’allais dans un gym près de chez moi, mais c’est tellement plus pratique d’en avoir un au bureau!» s’exclame-t-il, enthousiaste. Plusieurs de ses collègues lui ont d’ailleurs confié que le fait de n’avoir à descendre qu’un escalier après le travail pour se rendre au gym les incite à faire du sport. Sans cela, il y a fort à parier qu’ils atterriraient sur leur sofa, devant le téléviseur…