Secteurs en vedette - Sécurité et investigation

Renfort demandé

Le recrutement ne dérougit pas dans le domaine de la sécurité privée. Que ce soit pour compenser le manque d’effectif policier ou pour répondre au sentiment d’insécurité accru dans la population, le milieu est à la recherche de candidats. Voici quelques pistes pour ceux, et en particulier celles, que la mission intéresse.

par Michel La Salle


Magazine Jobboom
Vol. 5 no. 2 février 2004


La sécurité privée a la cote par les temps qui courent. L’effondrement des tours jumelles y est-il pour quelque chose? Selon Serge Prégent, directeur général de l’agence Garda du Canada, «le 11 septembre 2001 a semé un vent de panique qui a duré 15 jours chez nous. Il y a eu une augmentation des effectifs dans les agences, suivie d’une stabilisation du besoin de personnel au nouveau seuil.»

Bon an, mal an, la demande de personnel de sécurité est constante et connaît des pointes saisonnières, lors de la tenue des festivals entre autres. Même les corps policiers publics ont parfois besoin qu’on leur prête main-forte. «Deux municipalités qui veulent garder l’anonymat nous ont demandé d’exécuter certaines tâches de sécurité sous réserve de l’approbation du ministère de la Sécurité publique du Québec», explique Serge Prégent.

Pub.

L’agent et l’enquêteur

L’agent de sécurité est appelé à assumer une grande variété de responsabilités, qui vont de la surveillance de lieux privés (usines, commerces, etc.) au maintien de l’ordre dans les manifestations publiques. Depuis 2000, les salaires sont régis par le Décret des agents de sécurité. Ainsi, un agent en uniforme touchera 12 $ l’heure, tandis qu’un investigateur de détail, dont le rôle consiste entre autres à retracer les auteurs de vol dans un commerce, gagnera de 12 à 15 $ l’heure. La rémunération pour les postes administratifs varie de 35 000 à 100 000 $ par année.

De son côté, l’enquêteur a pour mission d’obtenir les preuves nécessaires à toute poursuite éventuelle au moyen de diverses techniques comme la filature et l’infiltration. Les dossiers varient de la vérification d’antécédents ou d’intégrité professionnelle jusqu’aux fraudes, aux malversations et à la corruption.

Les agences d’investigation privées, qui emploient les enquêteurs, peuvent être mandatées par des assureurs, des entreprises privées, des cabinets d’avocats, des institutions financières, la Commission de la santé et de la sécurité du travail ou encore la Société de l’assurance automobile du Québec. Le tarif horaire de départ varie de 16 à 22 $, selon l’agence ou le mandat, lequel peut durer jusqu’à 10 mois. Pour obtenir un permis d’investigation du ministère de la Sécurité publique, il faut travailler pour une agence.

Les agences Garda, Kolossal, Securitas, Service et Protection Sec-Pro comptent parmi les principaux employeurs des agents et enquêteurs.

Le physique de l’emploi

Les établissements d’enseignement sélectionnent les candidats selon des critères très stricts. Il faut être en bonne condition physique, ne pas avoir de dossier criminel, posséder une cinquième secondaire ou l’équivalent, être citoyen canadien ou résident permanent et être âgé d’au moins 18 ans. «Les employeurs et la Sûreté du Québec ont ces exigences, explique Lyse Bélanger, directrice générale de l’Académie de sécurité professionnelle. Nous n’acceptons les candidats que si nous pouvons leur garantir un emploi.»


guide de survie

Comment envisagez-vous de passer vos vacances?










Résultats



Québec

37,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS