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Les services-conseils en évolution

Pistes d'experts

Votre entreprise se porte bien. Vous ne pouvez toutefois en dire autant de son système de gestion de la paye, de son parc informatique ou de ses communications. Peu importe la faiblesse, les services-conseils ont réponse à tout : ils offrent une gamme de services spécialisés, facturés à la pièce en fonction des besoins du client. Un partage des tâches des plus heureux, qui tend à devenir la norme.

par Mylène Tremblay


Magazine Jobboom
Vol. 6 no. 2 février 2005


Les entreprises ont des activités si nombreuses et spécialisées qu’elles ne peuvent plus se permettre d’entretenir une équipe d’experts en permanence pour chaque problème à résoudre. La solution : refiler le boulot à des sous-traitants qui se feront un plaisir de s’en occuper. Car qui dit service-conseil dit aussi «sous-traitance», ou plus précisément «impartition».

«Payer un analyste en gestion de base de données qui consacrera seulement 30 % de son temps de travail à cette activité, ou maintenir une équipe permanente pour développer des campagnes promotionnelles tous les six mois, ce n’est guère rentable», lance Cataldo Zuccaro, directeur du Département stratégies des affaires à l’École des Sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

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Un nombre grandissant d’entreprises confient donc certaines de leurs activités aux services-conseils. Sécurité, cafétéria, transport, fabrication… Une compagnie aérienne, par exemple, dont le mandat est de transporter les clients du point A au point B, considérera la gestion de ses communications ou de son parc informatique comme une activité périphérique, celle-ci ne rapportant aucun revenu, en plus d’être en dehors de son expertise. La société aura tout intérêt à impartir cette fonction à des firmes spécialisées.

Dans certains cas, les entreprises sous-traitent même «l’intelligence»! «Elles s’attendent maintenant à ce que les consultants s’impliquent dans la conception d’un nouveau produit et dans la manière de le développer, alors qu’auparavant, ce travail était effectué par du personnel des entreprises mêmes», affirme Alain Halley, professeur agrégé en gestion des opérations et de la production à HEC Montréal. Autrement dit, une entreprise qui lance un nouveau produit peut demander à des ressources externes de lui monter une usine clés en main.

Selon Alain Halley, les entrepreneurs ont de plus en plus besoin d’être accompagnés dans leurs réflexions et leurs décisions d’affaires. Ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes pour prendre des décisions stratégiques. «Par exemple, la consultation peut donner à l’entreprise l’occasion de restructurer sa stratégie d’approvisionnement de A à Z, ce qu’elle n’aurait pu faire à l’interne, faute de compétences en la matière», illustre-t-il.

Perçus par les gens d’affaires comme des «experts de la facilitation», les conseillers fournissent aux clients des renseignements objectifs et une orientation sur un vaste éventail d’enjeux d’affaires et de gestion. Ils peuvent produire des études et de la documentation et, au besoin, aider à mettre en œuvre leurs propres recommandations.

L’abc des services-conseils

Le marché de la consultation des services-conseils comprend deux volets : les conseils en gestion, qui représentent la majeure partie de l’industrie, et les conseils scientifiques et techniques. Le tout se déploie dans plusieurs secteurs d’activité : fiscalité, comptabilité, gestion des ressources humaines (recherche de cadres, gestion du personnel, service de la paye), services juridiques, ingénierie, publicité, etc.

À l’affût des besoins, ils gravitent aussi dans des créneaux novateurs tels que la gestion des réseaux informatiques (Internet, intranet, base de données, etc.), les communications intégrées (relations publiques, gestion de crise, campagnes promotionnelles, etc.), la gestion financière des entreprises (acquisition, fusion), les montages financiers et les activités de recherche et développement de nouveaux produits. Un nouveau créneau est aussi à s’ouvrir, celui des sociétés de conseil qui enseignent aux entreprises quand et comment confier certaines activités de soutien à des sous-traitants, donc à d’autres firmes de services-conseils!


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