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Services financiers

Banque de candidats

Les services financiers manquent de bras! Planificateurs et spécialistes du marché boursier se font activement courtiser. quand les petites économies font rouler la grande économie.

Par Geneviève Dubé


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 8 septembre 2006


Si la main-d’œuvre manque à l’appel, c’est parce que de nombreux travailleurs du domaine partent à la retraite. Parallèlement, la demande en services financiers explose depuis quelques années car les baby-boomers qui quittent la vie professionnelle recherchent les conseils de spécialistes pour bien investir le contenu de leur bas de laine. Résultat : les employeurs se bousculent au portillon pour mettre la main sur des travailleurs qualifiés.

De l'action à la Bourse

De 1995 à 2005, au pays, près de 30 firmes spécialisées en courtage ont ouvert leurs portes, et le nombre total d’employés œuvrant dans le secteur des valeurs mobilières est passé de 25 000 à près de 40 000. Sur ce nombre, on retrouve environ 3 500 courtiers de plein exercice, c’est-à-dire autorisés à vendre tous types d’actions et d’obligations. (Voir l’encadré Devenir courtier? Pas si simple…)

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Les quelque 20 000 représentants en épargne collective (et possédant un permis restreint) travaillent essentiellement dans les banques et les caisses. Ils sont autorisés à vendre des fonds mutuels, des certificats de placement garanti ou de dépôt à terme, et des obligations gouvernementales. «Les conseillers qui vendent des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REÉR) dans les institutions financières possèdent un permis restreint. Ils peuvent occuper un poste de représentant en épargne collective à plein temps, ou vendre ces produits seulement durant la période des déclarations d’impôts et occuper d’autres fonctions pendant le reste de l’année», explique Marc Flynn, vice-président des affaires réglementaires et des normes pédagogiques au Canadian Securities Institute (CSI), qui octroie ces permis.

On ne se lance pas dans ce métier les yeux fermés. Pour Jacques Lemay, vice-président de l’Association canadienne du commerce des valeurs mobilières, une bonne capacité d’analyse est essentielle pour être en mesure de juger quel type d'investissement convient au profil de chaque client. «Par ailleurs, on doit savoir entretenir des relations professionnelles solides avec la clientèle. Ainsi, les investisseurs auront assez confiance en vous pour accepter de vous confier leurs économies.»

Entre 1998 et 2004, les banques canadiennes ont embauché près de 20 000 personnes.

Spécialisée en produits dérivés, la Bourse de Montréal attire pour sa part les experts en contrats à terme, en options d'achat et en titres boursiers. Le titre de gestionnaire spécialisé en produits dérivés ne s'acquiert qu'après avoir réussi un programme de quelque 250 heures offert par le CSI.

Planifier pour les autres

Au Québec, les planificateurs financiers ont peine à combler les besoins des baby-boomers avides de conseils. Les institutions financières et les cabinets de planification financière demeurent les principaux employeurs dans ce domaine, même si le travail autonome gagne en popularité.

Au Québec, ils sont 8 400 à détenir ce titre. Or, seulement 5 000 sont actifs dans le secteur. Souvent notaires ou comptables, les autres ne pratiquent pas nécessairement la planification financière. «Il faudrait 10 000 planificateurs pour répondre à la demande», observe Jocelyne Houle-LeSarge, directrice générale de l’Institut québécois de la planification financière (IQPF), l'organisme qui décerne ce titre.

Polyvalents, ces professionnels doivent maîtriser sept champs de compétence différents, soit la finance, les aspects légaux des investissements, la fiscalité, la retraite, les placements, la succession et les assurances. «Aux États-Unis, un nouveau champ de compétence est en train d’émerger : les divorces. Et il pourrait bien en être de même ici. Les couples qui se séparent veulent bénéficier de conseils financiers», indique Jocelyne Houle-LeSarge.


Devenir courtier? Pas si simple…

Vous rêvez de vendre des actions négociées en Bourse et des obligations d’épargne? Sachez que tout apprenti courtier en valeurs mobilières doit d’abord suivre un cours reconnu par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières – dont fait partie l’Autorité des marchés financiers du Québec – et l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières (ACCOVAM).

Or, seule l’école privée Canadian Securities Institute (CSI) donne le Cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada. «Ce cours de 200 heures n’exige aucun préalable et on peut le suivre en ligne ou par correspondance. En revanche, un baccalauréat en administration des affaires augmente certainement les chances de réussite», explique Marc Flynn, vice-président des affaires réglementaires et des normes pédagogiques au CSI.

Une fois cette formalité remplie, il faudra encore suivre un cours d’une centaine d’heures sur la déontologie, et effectuer un stage de 90 jours dans une institution membre de l’ACCOVAM, comme AGF Securities ou le Groupe Option Retraite.

Une fois le stage réussi, les candidats peuvent exercer leur métier. Ils devront toutefois suivre un autre cours de 150 heures, toujours au CSI, pour approfondir la gestion du patrimoine. «Par ailleurs, les courtiers ont l’obligation de garder leurs connaissances à jour durant toute leur carrière. Pour ce faire, ils doivent suivre la formation continue du CSI, à raison d’environ 40 heures par période de trois ans», précise Marc Flynn. (G. D.)


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