Trouvez un article

Rechercher

Secteurs en vedette - Services financiers

Le plein d’assurances

Les premiers baby-boomers entament la soixantaine en bonne santé comparativement aux générations précédentes. Ils vivront plus vieux que leurs parents, mais ils risquent aussi de souffrir de maladies plus longtemps. Une situation qui profite aux assureurs.

par Jean-Sébastien Marsan


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 8 sept 2007


«De plus en plus de gens survivent au cancer. Ça va devenir une clientèleintéressante pour de nouveaux produits d’assurance», prévoit François Leduc, coordonnateur du programme d’études Conseil en assurances et en services financiers au Collège Montmorency. «On verra des gens vivre un troisième âge actif. Ils souffriront peut-être de maladies jadis incurables qu’on réussit désormais à guérir.»

Il n’est pas fortuit que la privatisation partielle du réseau québécois de la santé soit dans l’air. Le lobby du secteur privé lorgne le formidable marché des boomers vieillissants et tente de convaincre le gouvernement de permettre les soins émanant du privé. En 2005, avec l’affaire Chaoulli, la Cour suprême a invalidé l’interdiction de contracter des assurances privées pour payer des soins médicaux actuellement dispensés par le secteur public.

Pub.

Après avoir financé le système public pendant des décennies par leurs taxes et impôts, les baby-boomers devront-ils puiser dans leurs économies pour des services de soins privés?

Un exemple évocateur : un produit de l’Industrielle Alliance, l’assurance Transition, procure un versement forfaitaire à l’assuré à la suite d’un diagnostic de maladie grave (un cancer, par exemple). «Ce produit existe depuis une dizaine d’années, mais depuis 2000-2001, il y a une grosse augmentation des ventes», révèle Marie-Élaine Gaudreault, coordonnatrice principale du marketing, de l’assurance et des rentes individuelles chez Industrielle Alliance. «L’avantage de cette assurance, c’est qu’un client qui ne tombe jamais malade et qui ne fait pas de réclamations peut se faire rembourser ses primes.»

Préoccupés par le risque de maladie grave, les boomers négligent cependant le risque d’accident grave.

Rythmo, un produit d’AXA Assurances du Canada qui couvre les risques de maladie grave, peut aussi défrayer le coût des soins de longue durée. «Si un client atteint 70 ans sans maladie grave, il peut convertir son contrat d’assurance en contrat pour les soins de longue durée», explique Jacques Denis, vice-président au développement des affaires chez AXA.

Préoccupés par le risque de maladie grave, les boomers négligent cependant le risque d’accident grave, soutient François Leduc. «Tout le monde pense assurance vie, et pourtant une invalidité aura beaucoup plus d’impact qu’un décès sur la santé financière d’une famille. Une bonne proportion des invalidités dure deux ans et plus. Il faut avoir un méchant coussin financier pour passer au travers sans assurance!»

Une génération qui refuse de vieillir, dit-on souvent des baby-boomers. Peut-être se croient-ils encore jeunes et à l’abri des accidents de la vie…


guide de survie


À quel point aimez-vous votre travail?








Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS