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Les courtiers chez Banque Nationale Groupe financier ont aussi reçu un soutien et des instructions pour bien traverser la crise économique. «Les consultants de notre institution nous ont suggéré de demeurer très près de nos clients pour les rassurer, donc d’avoir une bonne écoute et d’être présents au bureau pour leur répondre, dit Manon Létourneau. Ce n’était pas le temps de faire l’autruche et de prendre des vacances!»
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La plupart des futurs planificateurs et conseillers financiers apprennent d’ailleurs les notions de base de la relation client dans le cadre de leurs études universitaires. Des cours en gestion des ventes offerts au certificat en planification financière et au MBA en services financiers abordent comment les conseillers financiers doivent réagir avec les clients, précise le professeur Jasmin Bergeron.
Par exemple, au moment de financer l’achat d’une maison, le directeur de comptes au Carrefour Desjardins, Éric Menegazzi, est souvent confronté au grand enthousiasme de ses clients. «Parfois, les gens viennent d’avoir une promotion ou un nouvel emploi et ils pensent que tout va pour le mieux financièrement, dit-il. Leur salaire a augmenté et ils ont eu l’occasion de magasiner, alors ils se voient déjà vivre dans la maison qu’ils ont trouvée.»
Après avoir analysé leur projet, le verdict est parfois bien décevant : ils n’ont pas les moyens de payer la maison dont ils rêvent. «Je dois alors leur dire qu’en ce moment ils ne peuvent pas l’acheter, dit Éric Menegazzi. J’ajoute cependant que l’on va mettre en place un plan d’action ensemble pour faire en sorte qu’ils puissent se la payer plus tard.»
Comme lors d’une crise économique, les conseillers ont alors le mandat de modérer l’ardeur de leurs clients. «Dans les deux cas, le conseiller doit bien connaître la personne et son projet pour cerner correctement le profil de l’individu, dit Bernand Fortin. Il doit l’aider à mettre de côté ses émotions pour éviter de passer d’une position trop conservatrice quand les marchés vont mal, à trop agressive quand ça va bien, ce qui pourrait empêcher le client de réaliser ses rêves et ses objectifs de rendement.»
Offrir cette vision d’ensemble aux clients est d’ailleurs au cœur de la mission du planificateur financier, souligne la directrice générale de l’Institut québécois de planification financière, Jocelyne Houle-Le Sarge. «Au bout du compte, c’est le client qui prend la décision. Mais le rôle du planificateur financier est d’éclairer et de donner toutes les options», rappelle-t-elle.
Le client a beau avoir toujours raison, les conseillers doivent s’assurer qu’il demeure raisonnable!