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Les médecins sont presque tous confrontés, un jour ou l’autre, à la mort d’un patient. Ils doivent ainsi apprendre à apprivoiser les limites de leur pratique.

Les médecins spécialisés, comme les gériatres, les oncologues ou les urgentologues, expérimentent fréquemment le processus du deuil. Dr Guy Lapierre, pneumologue pédiatrique à l’hôpital Sainte-Justine, s’occupe de patients aux prises avec des maladies fatales. «Plus jeune, la mort d’un patient me brisait et je devais cesser de travailler quelques jours. Avec le temps, je ne suis pas devenu insensible, mais j’ai appris à faire mon deuil plus rapidement», dit-il.
À l’époque où il a suivi sa formation, on n’apprenait pas aux futurs médecins à se familiariser avec la mort. Aujourd’hui, les enseignants y sont sensibilisés. Dr Jean-Marc Bigonesse, médecin en soins palliatifs et professeur à la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, anime un atelier sur le sujet. «En apprivoisant un peu plus la mort, comme une réalité de la vie, les médecins sont moins enclins à vivre un sentiment de complète impuissance ou de fuite», dit-il.
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