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La formation en TI

Un secteur, plusieurs chemins

Plusieurs chemins mènent à l’exercice d’une profession en technologie de l’information (TI). Puisqu’elles préparent à des emplois dans un secteur où l’innovation est le nerf de la guerre, les formations en informatique sont toutes branchées sur la réalité de l’industrie. La formation continue occupe aussi une place de choix dans cet univers où il y a toujours plus avant-gardiste que soi…

par Guylaine Boucher et Sylvie St-Jacques


Magazine Jobboom
Vol. 3 no. 3
printemps-été 2002


Au cours des dernières décennies, un grand nombre d’institutions collégiales ont développé des programmes de techniques en informatique. Dès la fin du secondaire, les aspirants informaticiens peuvent choisir un programme collégial qui leur permettra d’intégrer le marché du travail en trois ans.

Le programme du Cégep de Sainte-Foy, par exemple, comporte deux grandes voies de sortie : la formation technique en informatique de gestion, qui mène au marché du travail, et le DEC/bac, qui implique la poursuite des études pendant deux ans à l’université. Les techniciens qui entrent directement sur le marché du travail à la fin de leur DEC occupent au début des postes de programmeurs ou de développement de logiciel, alors que certains feront du conseil technique et de l’analyse.

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Au Cégep de Sainte-Foy, la sixième et dernière session est consacrée à un stage en entreprise. Les élèves y passent quatre jours par semaine. Le jumelage entre les besoins des entreprises et les élèves est pris en charge par l’institution collégiale. «Beaucoup d’organisations engagent par la suite les stagiaires», affirme Jean-Pierre Saint-Pierre, professeur et coordonnateur du Département d’informatique au Cégep de Sainte-Foy.

Du côté des institutions collégiales privées, le Collège O’Sullivan offre des formations menant à un diplôme d’études collégiales (DEC) ou à une attestation d’études collégiales (AEC) bilingues dans les domaines de l’informatique de gestion, de la programmation Internet et de la gestion de réseaux. Au Collège Marsan, où l’on propose aussi une attestation d’études collégiales, le programme d’informatique comporte cinq volets : programmeurs analystes, réseaux et télécommunications, multimédia, développement de sites Web et commerce électronique ainsi que soutien informatique.

À l’image de plusieurs formations de type «privé», celle du Collège Marsan est intensive et les sessions débutent à plusieurs périodes de l’année. La durée des programmes peut varier de 12 à 16 mois et les élèves passent en moyenne 25 heures par semaine en classe. Mauvaise nouvelle, toutefois, pour les sortants du secondaire qui seraient intéressés par cette option : le Collège Marsan n’accepte que ceux qui ont une expérience du marché du travail.

L’université aussi

Plusieurs universités offrent aussi des programmes en informatique. L’Université Laval, entre autres, propose depuis plusieurs années un baccalauréat de trois ans en informatique. Le cheminement normal de ses étudiants prévoit que les deux premières années soient consacrées aux cours obligatoires. La troisième année comporte par ailleurs un bloc de spécialisation, qui peut être réseautique, génie logiciel, réseautique et Internet ou système d’information.

«Nos étudiants terminent avec un baccalauréat et une attestation de spécialisation», indique Guy Mineau, professeur titulaire et directeur du Département d’informatique de la faculté des sciences et de génie de l’Université Laval. Le profil «coopératif» (avec stages en entreprise) s’inscrit également dans les orientations pédagogiques du baccalauréat en informatique. Dans ce programme, les premiers stages s’effectuent à partir de la deuxième année et plusieurs sortants y obtiennent leurs premières offres d’emploi.

L’Université Laval lancera par ailleurs en septembre prochain un programme de premier cycle en génie logiciel. Plusieurs efforts sont aussi consacrés au développement de profils internationaux qui permettront aux étudiants de passer une année dans une université étrangère. À leur retour au pays, tous les crédits réalisés à l’étranger seront reconnus par l’Université. «Une expérience internationale sera de plus en plus recherchée par les employeurs. Elle démontre une certaine autonomie de la part des étudiants», croit Guy Mineau.

À l’Université du Québec à Montréal (UQAM), le baccalauréat en informatique et génie logiciel a connu une grande popularité dans les dernières années. Un léger contingentement a dû être appliqué; les ressources enseignantes ne suffisaient plus à répondre à la demande étudiante. «Les gens du milieu gagnent plus d’argent dans l’entreprise privée et se montrent moins intéressés à prendre des charges de cours», déplore Philippe Gabrini, directeur du Département d’informatique de l’UQAM.

Chose certaine, les futurs diplômés de l’UQAM, comme ceux de l’Université Laval, n’ont pas à craindre de se retrouver au chômage à l’issue de leurs études; leur taux de placement est faramineux depuis quelques années, selon les institutions concernées. Dans les deux cas, il avoisine les 100 %!


L’après 2001

[Ouf et re-ouf]

Après la fin de l’alerte au bogue de l’an 2000, la chute des titres technologiques à la Bourse, l’année suivante et, enfin, les attentats du 11 septembre, les affaires reprennent progressivement dans le secteur des technologies de l’information. Épargnés cependant par l’éclatement de la bulle technologique sur les marchés boursiers, les services-conseils semblent être sortis indemnes de la quasi-récession des derniers mois.

Joueurs majeurs de l’industrie, EDS Canada et CGI estiment que la tourmente de 2001 n’a pas bouleversé dramatiquement leurs activités. «EDS Canada n’a connu aucun ralentissement en 2001», affirme Guy Martin, directeur régional des ressources humaines de cette entreprise. La multinationale aurait même réalisé des profits records pendant cette année chaotique, et n’a procédé à aucune mise à pied.

Selon Pierre Lecavalier, vice-président formation et service aux membres au CRIM, les événements de l’an dernier ont surtout échaudé les investisseurs en capital de risque. «Dans l’industrie en général, il n’y a pas de vent de pessimisme. Au contraire, tout le monde parle d’une reprise anticipée cet été ou, au plus tard, à l’automne.» Sur le plan économique, les observateurs estiment par ailleurs que la faiblesse du dollar canadien positionne avantageusement les firmes montréalaises sur le marché nord-américain.

Si optimistes soient-ils, les intervenants du secteur ne peuvent tout de même pas nier le fait que les embauches sont beaucoup plus modérées qu’à l’époque faste de la fin des années 1990. Il est clair que les besoins de main-d’œuvre sont beaucoup moins importants qu’à la veille du passage à l’an 2000. «Il y a moins de mandats et plusieurs entreprises ont fait des mises à pied. Par contre, je pense que le problème de pénuries de ressources pointues sur le plan technique demeure entier», remarque Pierre Lecavalier.


guide de survie

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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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