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Pic d’embauche dans le transport en commun

Partout à travers le Québec, les municipalités développent leurs transports collectifs. Ajout de circuits d’autobus, nouveaux trains de banlieue, hausse de la fréquence des rames de métro : les projets affluent et propulsent la création d’emplois.

par Anick Perreault-Labelle


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 3
mars 2009


Avec le prix de l’essence condamné à fluctuer et les Québécois qui ont l’âme plus «verte» que jamais, il n’y a plus de doute, l’heure est aux transports en commun.

Grâce à sa Politique québécoise du transport collectif, le ministère des Transports du Québec veut d’ailleurs augmenter, d’ici à 2012, l’offre de services dans les transports en commun de 16 % et l’achalandage de 8 %.

Québec y adjoint un budget annuel de 130 millions de dollars. «Les municipalités et les MRC peuvent utiliser ces sommes pour augmenter la fréquence de leurs autobus ou créer de nouveaux circuits, par exemple», dit France Dompierre, chef du Service des politiques et des programmes à la Direction du transport terrestre des personnes au Ministère.

En voiture!

Les municipalités et les MRC ont sauté dans le train. La Société de transport de l’Outaouais (STO), par exemple, mettra sous peu en service un autobus qui traversera le Grand Gatineau d’est en ouest sur une voie réservée. À Québec, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) inaugurera d’ici à 2014 deux parcours d’autobus qui desserviront, avec une fréquence élevée et sur une voie réservée, les secteurs les plus achalandés.

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De son côté, la Société de transport de Laval (STL) va doubler, d’ici à 2011, la fréquence des autobus en dehors des heures de pointe. Enfin, la Société de transport de Montréal (STM) offre, depuis janvier, 1 000 départs hebdomadaires de plus sur les circuits d’autobus les plus populaires. Elle compte aussi ajouter une rame de métro sur la ligne orange.

À l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ), on signale que plusieurs sociétés de transport améliorent aussi l’information destinée aux voyageurs. La STL et le RTC, entre autres, installeront des panneaux électriques à certains arrêts. «Ceux-ci indiqueront en temps réel l’heure de passage des autobus. Cela va améliorer le service et, donc, augmenter l’achalandage», prédit Marie-Céline Bourgault, directrice des communications et du marketing à la STL.

Métro, boulots…

Selon les plus récentes statistiques de Transports Québec (2006), 11 600 Québécois triment déjà dans le secteur des transports en commun. Le plus grand employeur est la STM, avec environ 8 000 travailleurs. Le RTC et ses quelque 1 400 employés occupent le deuxième rang. Enfin, le Réseau de transport de Longueuil, la STL et la STO emploient chacun plus de 700 personnes.

Les projets d’expansion du transport en commun vont stimuler la création d’emplois. Les sociétés de transport prévoient qu’environ la moitié des embauches de 2009 et de 2010 seront faites pour pourvoir à de nouveaux postes.

Selon l’ATUQ, les chauffeurs d’autobus représentent environ 65 % de l’effectif, les préposés au service, les mécaniciens de véhicules lourds routiers et les mécaniciens de moteurs diesels et de contrôles électroniques, 18 %, et le personnel administratif, 9 %. Les quelque 300 opérateurs de métro représentent quant à eux près de 5 % du personnel de la STM.

Les projets d’expansion du transport en commun vont stimuler la création d’emplois. Les sociétés de transport prévoient qu’environ la moitié des embauches de 2009 et de 2010 seront faites pour pourvoir à de nouveaux postes. L’autre moitié servira à remplacer les départs à la retraite.


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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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