Portrait de la directrice du laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS

Directrice du laboratoire de contrôle du dopage de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS)–Institut Armand-Frappier, Christiane Ayotte use d’ingéniosité pour démasquer les stéroïdes anabolisants et autres drogues illégales en usage chez les athlètes professionnels.
«Je n’aborde jamais un projet de recherche sans avoir fait un état de la littérature scientifique. À cette étape, ce n’est pas l’intuition qui me caractérise. La créativité intervient dans l’établissement des hypothèses. «La partie créative et prospective de mes tâches, c’est de suivre la littérature scientifique, de regarder ce qui sort de l’industrie pharmaceutique et qui pourrait être détourné [en dopage clinique].»
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La créativité dans la science, c’est faire preuve de curiosité multidisciplinaire. «Le défi scientifique en chimie est intéressant, mais ça ne me suffisait pas… J’avais un penchant pour la psychologie, notamment. Je dois penser comme un athlète qui se dope et comprendre le milieu du sport.»
La lutte contre le dopage a aussi des dimensions politiques, économiques, légales, etc., que Christiane Ayotte ne peut ignorer. «Quand des athlètes et de riches avocats américains se battent contre la validité des tests et des contrôles, on a intérêt à être créatif! Et comme ce sont des juges et des avocats qui arbitrent ces causes judiciaires, il faut être capable de vulgariser l’information.»
Dans le merveilleux monde du sport, elle rencontre parfois plus créatif qu’elle : «Pour un résultat positif à un test de testostérone, le sprinter américain Dennis Mitchell avait blâmé la consommation de bière et des relations sexuelles avec sa femme!»
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