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Les résultats des sondages sont en quelque sorte un outil de diagnostic pour les travailleurs qualifiés, qui peuvent se permettre de «magasiner» les employeurs afin de choisir le plus offrant. Mais cette référence a ses limites : les sondages sont effectués auprès des gestionnaires de l’entreprise et aussi des employés, auxquels ils garantissent l’anonymat. De plus, pour avoir des réponses fiables, il faut poser les bonnes questions. «Il s’agit d’un outil de comparaison utile pour mesurer les avantages des employeurs qui font partie du sondage», nuance Claudine Ducharme, conseillère en gestion des soins de santé et en gestion de l’invalidité chez Watson Wyatt, un cabinet-conseil international qui a pignon sur rue à Montréal. «Mais il faudrait aussi voir ce qu’offrent celles qui n’y participent pas.»
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Seulement quatre entreprises québécoises figurent parmi les 50 meilleurs employeurs au Canada de l’édition 2004 du sondage mené par le cabinet Hewitt & Associés (11 entreprises du Québec sur 129 du Canada ont participé à l’étude). Le classement des entreprises québécoises au sondage de Mediacorp Canada n’est guère plus reluisant : seulement 10 d’entre elles figurent à son top 100 des meilleurs employeurs au Canada. Toutefois, les employeurs québécois sont peut-être tout simplement peu enclins à répondre aux sondages, souligne Claudine Ducharme. «Une entreprise qui ne participe pas aux sondages peut tout de même être l’un des meilleurs employeurs au pays», assure-t-elle.
En effet, le bonheur au travail ne tiendrait donc pas qu’à un service de valet ou à un centre d’activité physique, selon les services de ressources humaines d’entreprises qui figurent dans l’un des palmarès des employeurs de choix. «On a déjà offert de la massothérapie», expose Katherine Ouellet, directrice des ressources humaines chez Breton, Banville et Associés, une firme de génie électrique de Saint-Hilaire. «Nos employés nous ont dit qu’ils ont apprécié ce service, mais sans plus. Chez nous, le mieux-être passe davantage par les réalisations professionnelles au jour le jour et par l’apprentissage qui se fait de façon régulière et constante.»
À la compagnie d’assurances L’Union canadienne, c’est tout simplement l’entregent du patron qui fait la différence, estime Lucie Vachon, vice-présidente, Ressources humaines. «Une des raisons de notre succès dans les sondages et en matière de satisfaction de nos employés réside certainement dans le charisme et le leadership de notre président, Martin Éric Tremblay. Il a une très bonne communication avec ses employés, et ses valeurs quant au respect, à l’intégrité et à l’importance d’avoir du fun en travaillant influencent positivement tout le monde ici.»
Prévention des accidents, motivation au travail, création d’un sentiment d’appartenance, rétention de la main-d’œuvre : pour les employeurs comme pour les salariés, les avantages des programmes de santé et de mieux-être au travail sont loin d’être négligeables. Mais pour qu’ils portent fruit, le patron doit aussi y mettre du sien...
Au palmarès
Voici les entreprises québécoises qui figurent dans les résultats de trois récents sondages couronnant les meilleurs employeurs au pays.
100 meilleures entreprises au Canada en 2004 — Mediacorp Canada
Adacel
CAE
Cascades
Groupe CGI
IMS Health Canada
L’Union canadienne, compagnie d’assurances
MEI
Merck Frosst Canada
Pfizer Canada
Recruitsoft
50 employeurs de choix au Canada en 2004 — Hewitt & Associés
L’Union canadienne, compagnie d’assurances
Merck Frosst Canada
Novartis Pharma Canada
Pfizer Canada
Lauréats 2003 — Défi Meilleurs employeurs au Québec — Watson Wyatt
Premiers prix :
DLGL (gestion des ressources humaines)
Novartis Pharma Canada
La Capitale Assurances générales
Deuxièmes prix :
AGTI Services Conseils
Fairmont Tremblant et Fairmont Le Château Frontenac
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