Les multiples secteurs d’activité qui font vivre l’économie du Québec ont tous un point en commun : ils ont besoin de main-d’œuvre qualifiée pour continuer de progresser ou pour renouer avec le succès. Plusieurs sont particulièrement dynamiques. Zoom sur deux valeurs sûres, le génie et la comptabilité, ainsi que sur le nouveau Klondike des chercheurs d’emploi, soit les mines et la métallurgie.

Le Québec est un grand producteur et transformateur de métaux et de minéraux comme l’or, le cuivre, le zinc, le nickel, le fer et le magnésium. Ça tombe bien, puisque le secteur des mines et de la métallurgie est en pleine croissance.
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Selon André Lavoie, directeur des communications et des relations publiques à l’Association minière du Québec (AMQ), l’industrie employait 50 000 personnes en 2006, soit un peu plus de 1 % de la main-d’œuvre totale de la province.
L’industrie métallurgique regroupe des entreprises de production et de transformation primaire (alumineries, aciéries), de fabrication de tuyaux, de fils, etc., des fonderies ainsi que des compagnies de fabrication de produits métalliques (boulons, écrous).
Sauf en ce qui concerne la fonderie et l’exploration minière, l’emploi se concentre majoritairement dans de grandes entreprises comme Alcan, Alcoa, Inco, Québec Cartier, IOC et Cambior.
L’exploration minière, quant à elle, a besoin de géologues, d’ingénieurs en géologie et de techniciens en minéralogie et en géologie, selon le directeur de l’Association de l’exploration minière du Québec (AEMQ), Jean-Pierre Thomassin. «En métallurgie, les fonderies, surtout des PME, ont de la difficulté à recruter de la main-d’œuvre à cause de la nature du travail, qui est très physique, et de la concurrence des grandes entreprises qui paient mieux», dit Suzanne Proulx, directrice du Comité sectoriel de main-d’œuvre de la métallurgie.
Le défi que représente le recrutement dans ce domaine est tel que l’AMQ a collaboré à la mise en place d’un nouveau comité sectoriel de la main-d’œuvre dans les mines. L’AMQ travaille aussi de concert avec les cégeps et les universités pour intéresser les étudiants à ce domaine.
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Issus d’une vingtaine de spécialités (génie civil, informatique, chimique, électrique, mécanique, physique, etc.), les ingénieurs peuvent travailler dans des entreprises de nature très variée. Ils ont donc accès à une foule d’occasions d’emploi.
Qu’il bosse en transformation des matières premières, en construction, en télécommunications ou dans les transports, par exemple, l’ingénieur est la personne toute désignée pour résoudre des problèmes de nature technologique liés à la conception, à la réalisation et à la mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services.
L’Ordre des ingénieurs du Québec compte plus de 51 600 membres, révélait son rapport annuel 2005-2006. Ils sont soutenus dans leur travail par des technologues en génie diplômés du collégial. Ces derniers peuvent aussi agir en toute autonomie, dans les limites de la réglementation québécoise.
«On remarque une augmentation du nombre de nouveaux diplômés en génie civil et de la construction, ce qui donne un peu de répit à ce marché qui connaît une rareté de ressources», signale Lise Lauzon. En génie logiciel et informatique, on note aussi de bonnes perspectives, le secteur connaissant une reprise modérée.
Du côté des technologues professionnels en ingénierie, le taux de placement avoisine les 100 % et l’on craint même une pénurie de main-d’œuvre, dit Guy Giasson, directeur des communications à l’Ordre des technologues professionnels du Québec.