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Les multiples secteurs d’activité qui font vivre l’économie du Québec ont tous un point en commun : ils ont besoin de main-d’œuvre qualifiée pour continuer de progresser ou pour renouer avec le succès. Plusieurs sont particulièrement dynamiques. Zoom sur deux valeurs sûres, le génie et la comptabilité, ainsi que sur le nouveau Klondike des chercheurs d’emploi, soit les mines et la métallurgie.

par Stéphane Gagné


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 1 Janvier 2007


Mines et métallurgie

Le Québec est un grand producteur et transformateur de métaux et de minéraux comme l’or, le cuivre, le zinc, le nickel, le fer et le magnésium. Ça tombe bien, puisque le secteur des mines et de la métallurgie est en pleine croissance.

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Selon André Lavoie, directeur des communications et des relations publiques à l’Association minière du Québec (AMQ), l’industrie employait 50 000 personnes en 2006, soit un peu plus de 1 % de la main-d’œuvre totale de la province.

L’industrie métallurgique regroupe des entreprises de production et de transformation primaire (alumineries, aciéries), de fabrication de tuyaux, de fils, etc., des fonderies ainsi que des compagnies de fabrication de produits métalliques (boulons, écrous).

Sauf en ce qui concerne la fonderie et l’exploration minière, l’emploi se concentre majoritairement dans de grandes entreprises comme Alcan, Alcoa, Inco, Québec Cartier, IOC et Cambior.

Emploi

La conjoncture mondiale est très favorable au secteur : les prix des métaux sont élevés et devraient le rester en raison de la forte demande asiatique. «Cette situation encourage les entrepreneurs à lancer de nouveaux travaux miniers et crée d’importants besoins de main-d’œuvre dans le secteur, dit André Lavoie. D’ici à 10 ans, il faudra embaucher 80 000 nouveaux travailleurs au Canada pour remplacer les personnes parties à la retraite et assurer la croissance du secteur.»

L’exploration minière, quant à elle, a besoin de géologues, d’ingénieurs en géologie et de techniciens en minéralogie et en géologie, selon le directeur de l’Association de l’exploration minière du Québec (AEMQ), Jean-Pierre Thomassin. «En métallurgie, les fonderies, surtout des PME, ont de la difficulté à recruter de la main-d’œuvre à cause de la nature du travail, qui est très physique, et de la concurrence des grandes entreprises qui paient mieux», dit Suzanne Proulx, directrice du Comité sectoriel de main-d’œuvre de la métallurgie.

Relève

Selon le rapport Le marché du travail et l’emploi sectoriel au Québec 2004-2008, d’Emploi-Québec, 20 % de la main-d’œuvre québécoise en métallurgie avait plus de 55 ans en 2003. Par ailleurs, selon des données publiées par Emploi-Québec en 2006, la moitié de la main-d’œuvre de l’industrie minière avait plus de 45 ans en 2005, et une personne sur six était âgée de 55 ans ou plus. Les besoins de relève seront donc importants au cours des prochaines années.

Le défi que représente le recrutement dans ce domaine est tel que l’AMQ a collaboré à la mise en place d’un nouveau comité sectoriel de la main-d’œuvre dans les mines. L’AMQ travaille aussi de concert avec les cégeps et les universités pour intéresser les étudiants à ce domaine.

Ingénierie

Issus d’une vingtaine de spécialités (génie civil, informatique, chimique, électrique, mécanique, physique, etc.), les ingénieurs peuvent travailler dans des entreprises de nature très variée. Ils ont donc accès à une foule d’occasions d’emploi.

Qu’il bosse en transformation des matières premières, en construction, en télécommunications ou dans les transports, par exemple, l’ingénieur est la personne toute désignée pour résoudre des problèmes de nature technologique liés à la conception, à la réalisation et à la mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services.

L’Ordre des ingénieurs du Québec compte plus de 51 600 membres, révélait son rapport annuel 2005-2006. Ils sont soutenus dans leur travail par des technologues en génie diplômés du collégial. Ces derniers peuvent aussi agir en toute autonomie, dans les limites de la réglementation québécoise.

Emploi

La situation de l’emploi est excellente en ingénierie, selon Lise Lauzon, directrice du Service carrière de SERVIQ, la Corporation de services des ingénieurs du Québec. «Depuis trois ans, le taux de chômage moyen ne cesse de diminuer. Il n’était que de 3,3 % à la fin du premier semestre de 2006.» Le secteur de la construction se porte bien, ce qui a un impact sur l’emploi dans divers domaines du génie, notamment le génie civil.

Du côté des technologues professionnels en ingénierie, le taux de placement avoisine les 100 %.

«On remarque une augmentation du nombre de nouveaux diplômés en génie civil et de la construction, ce qui donne un peu de répit à ce marché qui connaît une rareté de ressources», signale Lise Lauzon. En génie logiciel et informatique, on note aussi de bonnes perspectives, le secteur connaissant une reprise modérée.

Du côté des technologues professionnels en ingénierie, le taux de placement avoisine les 100 % et l’on craint même une pénurie de main-d’œuvre, dit Guy Giasson, directeur des communications à l’Ordre des technologues professionnels du Québec.

Relève

Selon l’Ordre des ingénieurs du Québec, plus de 57 % des ingénieurs de la province sont âgés de 40 ans et plus. Pour Lise Lauzon, il n’y a cependant pas de graves difficultés de recrutement à l’horizon, sauf en génie civil, où des postes pourraient être difficiles à pourvoir. Elle signale aussi que, dans la fonction publique, des besoins de relève se feront sentir dans les prochaines années.


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