Tout le monde connaît quelqu'un qui, un jour, est parti planter des arbres. Et chaque planteur revient du bois avec sa petite histoire. Mais à quoi rime cette aventure? Voici la base de ce qu'il faut savoir.

En Colombie-Britannique, la saison commence dès la mi-février pour s’étaler jusqu’en octobre, les mois de juillet et août étant plus tranquilles. En Ontario, les planteurs sont actifs en mai et juin et parfois en juillet, alors qu’en Alberta, la saison peut se poursuivre jusqu’au début de septembre. Au Québec, le travail commence habituellement au début de mai et peut s’étirer jusqu’à la fin de septembre, parfois jusqu’en octobre. Habituellement, le nombre de planteurs disponibles diminue à la fin de l’été parce qu’une bonne partie d’entre eux retournent aux études.
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L’expérience de base s’acquiert habituellement en un ou deux mois de travail. Les Québécois qui se lancent dans cette aventure commencent habituellement au Québec ou en Ontario, pour la proximité d’abord, et parce que c’est plus facile qu’ailleurs de se faire embaucher alors qu’ils en sont à leur première expérience. La saison débute peu après la fin de l’université. De plus, un contrat de deux ou trois mois suffit pour se faire une idée du travail et pour savoir s’ils veulent poursuivre ou non.
Une fois plus expérimenté, ou tout simplement plus aventureux, un planteur peut être tenté d’aller dans l’ouest du pays où le prix payé par arbre est plus élevé, variant de 12 ¢ à 50 ¢, selon les terrains à planter, les régions et les compagnies. Au Québec et en Ontario, le prix payé par arbre varie habituellement entre 6,5 ¢ et 10 ¢, exceptionnellement plus. Mais les prix tendent à diminuer partout au Canada à cause des fusions d’entreprises dans ce domaine, notamment.
Pour obtenir sa première chance comme planteur, il est souvent utile de se faire recommander à un employeur par un planteur connu de son entreprise. Si c’est possible de l’accompagner lorsque cette personne retourne planter, c’est encore mieux. Sur la côte ouest, il est presque impératif d’avoir ce type de contact pour se faire engager sans expérience. Cependant, on peut remplir des formulaires d’emploi et envoyer son CV par Internet dans les sites des compagnies de reboisement.
Le plus cool
• La paye
• L’amélioration de sa condition physique
• Le travail en plein air (sentiment de liberté, ressourcement)
• Les rencontres et la solidarité entre planteurs
• Le souper servi après chaque journée de travail (seulement dans les camps)
• Le dépaysement
• L’aventure
Le moins cool
• Les mouches noires, moustiques et autres insectes piqueurs
• Les rencontres possibles avec les ours noirs et les grizzlys
• Les longues marches pour se rendre au terrain de reboisement désigné (walk-in) avec tout son équipement sur le dos
• Les conditions climatiques parfois difficiles (gel au sol, temps froid au début du printemps, pluie, chaleur intense)
• Les terrains exigeants, c’est-à-dire escarpés, couverts de résidus de coupe ou de végétation
• Les dangers possibles pour la santé liés à la manipulation de plants traités avec des pesticides; des recherches mentionnent l’infertilité, notamment
• Être plongé dans un environnement dévasté par la coupe à blanc et par l’exploitation intensive des forêts anciennes
www.tree-planter.com – LA référence pour les planteurs au Canada; ce site donne notamment une liste de compagnies qui embauchent en 2007.
www.replant.ca – Le site personnel d’un superviseur-de-camp-chef-d’équipe-ancien-planteur qui a plus de 15 ans d’expérience; il présente une liste exhaustive de compagnies dans la section «Chapter 4 – Getting a job», de même qu’une vidéo d’entraînement de 75 minutes sur la plantation d’arbres sur la côte ouest canadienne.
selkirk.ca/treeplanting – Des conseils de santé et d’entraînement utiles pour être un planteur productif.
en.wikipedia.org/wiki/Treeplanting – Un bon résumé de ce qu’est le reboisement.
www.youtube.com – Vidéos de planteurs en action (lancez une recherche avec treeplanting).