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Tendances

L’ABC des Y (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 6 Juin 2007


En bonne position

«En raison des départs à la retraite, les entreprises n’ont jamais autant courtisé les jeunes, note Sylvie Guerrero. Contrairement à la génération X qui l’a précédée, la Y a le choix parmi plusieurs emplois et elle le sait. Ces jeunes sont donc en position de force pour négocier leurs conditions de travail.»

Ses recherches démontrent d’ailleurs que c’est à eux que les organisations font davantage de promesses lors de l’embauche (travail varié, possibilités de progresser, aménagement des horaires, etc.). En entrevue, ils posent beaucoup de questions et veulent avoir une idée précise de ce qui les attend, ajoute-t-elle. «Dans les années 1990, avec un taux de chômage record, les travailleurs ne pouvaient pas adopter de tels comportements.»

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Les Y n’arrivent pas pour autant à obtenir tout ce qu’ils veulent, nuance Jacques Leclerc. «Leur venue amène les entreprises à revoir leurs politiques. Mais adaptation ne rime pas avec soumission. Quand une demande affecte la performance de l’entreprise, l’employeur met les freins.»

Jean-Christophe Carvalho et son comité, par exemple, ont obtenu de meilleures conditions pour les résidentes enceintes. Elles sont maintenant dispensées d’assurer des gardes après 20 semaines de grossesse plutôt que 24. Mais d’autres luttes sont à finir. «Les normes concernant les heures de travail des résidents, le nombre de gardes et leur durée ne sont pas toujours respectées par les patrons. Lorsqu’on a recours aux griefs, certains hôpitaux préfèrent payer l’amende plutôt que de se conformer.»

Santo Alborino, conseiller à la direction à la Banque Nationale du Canada, constate que les jeunes professionnels repoussent les limites. «Certains demandent un temps d’arrêt pour voyager, étudier ou partir en congé sabbatique. Des demandes inexistantes il y a quelques années et qu’on peut parfois juger bon d’accepter pour ne pas perdre de talents.»

Mais la direction n’acquiesce pas à toutes les requêtes, nuance-t-il. Si une demande comporte des inconvénients, l’employé devra suggérer des solutions. Pour Jacques Leclerc, le défi consiste à concilier les exigences de chacun. «Ce n’est pas une partie d’échecs où il y a un gagnant et un perdant. Il faut trouver un terrain d’entente. Et les baby-boomers ne doivent pas se fermer aux requêtes des Y, car elles font souvent l’affaire de tous les travailleurs.»

Santo Alborino est d’accord : les employeurs doivent demeurer à l’écoute des Y. D’après Alain Reid, leurs attentes sont claires. «Donne-moi des objectifs précis et des défis stimulants. Ne viens pas me voir toutes les cinq minutes pour savoir où j’en suis. Je vais m’investir à fond pendant que je suis là. Mais à 16 h 30, goodbye. Je m’en vais rejoindre mes proches, m’entraîner ou organiser un rave.»

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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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