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Tendances
Babyboomers au travail

Relève en entreprise : grands parleurs, petits faiseurs

La nécessité d’accommoder la main-d’œuvre des 55 ans et plus fait presque consensus. Pourtant, les entreprises tardent à agir.




«Tout le monde parle du travail des 55 ans et plus, mais personne ne fait réellement quelque chose», déplore Martin Goyette. Sociologue et publicitaire, il a fondé Boomerquebec, un site Internet spécialisé dans les questions touchant les Québécois de plus de 55 ans. À sa grande surprise, aucune entreprise d’ici n’a encore innové en matière de rétention du personnel âgé. Quand le Québec passera à l’action, il pourra cependant s’inspirer d’autres pays, comme la Finlande.

Dans ce pays scandinave, où le vieillissement de la population est plus accentué qu’ici, la grande entreprise de serrurerie Abloy a ajouté des congés payés à l’intention de ses travailleurs admissibles à la retraite, 6 jours à partir de 58 ans et 20 jours pour les 63 ans et plus.

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Le miroir de la Finlande

L’exemple de la Finlande donne peut-être un aperçu des modifications qui attendent le Québec : incitatifs fiscaux aux entreprises qui retiennent leurs travailleurs âgés, promotion des semi-retraites, introduction de mesures visant à maximiser la transmission de l’expérience des personnes âgées. Ces mesures risquent d’être adoptées trop tard, quand la pénurie de main-d’œuvre au Québec sera imminente ou déjà commencée, selon M. Goyette. «Un jour, une entreprise donnera l’exemple et les autres suivront. Pour l’instant, les belles paroles tardent à se traduire en actes.»


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