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Tendances

Vieux, merci! (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 5 Mai 2008

Jacques Beaudoin, directeur du bureau de Québec chez Robert Half, une firme spécialisée dans la dotation de personnel comptable et financier, dit placer de plus en plus de professionnels de plus de 60 ans. Le monde des affaires se complexifie et les entreprises cherchent des expertises pointues. «Ça fait l’affaire des travailleurs âgés. Ils vont faire 20 heures par semaine. Leurs exigences salariales ne sont pas trop élevées, parce qu’ils profitent déjà d’un revenu de retraite.»

Attention, l’âgisme est loin d’être disparu de certains milieux de travail. Jean Grenier a créé le site de recherche d’emploi 50plusjob.com après avoir été poussé à la retraite par une agence de publicité, à l’âge de 50 ans. Il faut encore se battre contre les préjugés, dit-il. «En politique, on choisit souvent des personnes de plus de 60 ans pour diriger des gouvernements. Pourquoi ne pourraient-elles pas diriger un service de publicité?»

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Frédéric Lesemann croit que les préjugés s’atténueront avec le temps. L’association entre le vieillissement et la retraite pourrait même disparaître. À une condition : le maintien de la conjoncture économique actuelle. «Toutes les projections de pénurie de la main-d’œuvre sont basées sur des scénarios de plein emploi, note-t-il. Si l’on entre en récession, tout peut basculer.»

Les vieux seront peut-être alors forcés de retourner à leur partie de bridge.



Cure de jouvence

Vous voulez protéger votre cerveau contre les affres de la vieillesse? Faites du sport! Louis Bherer, directeur du Laboratoire d’étude sur la santé cognitive des aînés (LESCA) à l’UQAM, a recruté des volontaires de 65 à 75 ans et leur a fait faire de l’exercice durant une heure, trois fois par semaine. Après trois mois d’entraînement, les participants avaient non seulement accru leurs capacités physiques de 25 %, ils avaient amélioré de 50 % leur performance lors de certains tests d’attention. «L’exercice physique améliore la circulation sanguine, ce qui résulte en une meilleure oxygénation du cerveau», explique le neuropsychologue.

Ceux qui n’ont pas la fibre sportive peuvent quand même muscler leurs neurones. Le professeur a développé des exercices de gymnastique cognitive pour les aînés qui fréquentent son laboratoire. Pour exercer la concentration par exemple, il a recours à un simple jeu de couleurs : le mot bleu apparaît sur une carte, écrit en lettrines rouges. Les participants doivent lire le mot ou nommer la couleur des lettrines, le plus rapidement possible.

Pour ceux qui n’ont pas d’abonnement au gym cognitif, les sudokus, mots croisés ou exercices de mémorisation font très bien l’affaire. L’important, c’est de varier, dit le neuropsychologue. Si on fait juste du sudoku, on risque de devenir très bon dans les jeux de chiffres, mais pas dans le reste. «C’est le même principe que l’entraînement physique. Ce n’est pas parce qu’on entraîne ses biceps qu’on va devenir meilleur à la course à pied.»


guide de survie


Si vous gaffiez devant vos collègues et patrons, comment réagiriez-vous?








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