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En parallèle

Atteindre le déficit zéro

Vos comptes de cartes de crédit s’accumulent, vos dettes augmentent, les agences de recouvrement vous talonnent, tandis que vos revenus, eux, diminuent. Pas de doute, la crise financière est non seulement mondiale, elle sévit aussi directement dans votre portefeuille.

par Maxime Johnson


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 7
août 2009


Comment redresser vos finances et calmer les créanciers? La tentation peut être forte d’imiter les quelque 30 474 Québécois qui ont déclaré faillite en 2008 et de repartir à zéro. Mais une solution un peu moins radicale – comme élaborer un budget rigoureux – pourrait se révéler mieux indiquée. Comparaison.

Rembourser les créanciers

Le b. a.-ba :
Faire un budget (et le respecter!) suffit parfois à remettre les finances sur le droit chemin, même quand la situation semble sans issue.

Si vos dettes représentent moins de 40 % de vos revenus bruts (avant impôts), il est généralement possible de rembourser vos créanciers, estime Jean-Rémy Deschênes, responsable affaires, gestion des avoirs, au Mouvement Desjardins.

Pour faciliter le redressement financier, il est parfois possible de s’entendre avec les créanciers afin, par exemple, de réduire vos paiements mensuels (car à leurs yeux, mieux vaut être payé sur cinq ans que ne pas être payé du tout!).

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Conséquences :
Les dettes disparaissent moins vite, et l’allégement de la conscience se fait attendre un peu plus.

Votre cote de crédit sera cependant épargnée du stigmate de la faillite. Et vous serez forcé d’apprendre à respecter un budget et à vivre selon vos moyens, une précieuse leçon pour éviter de connaître à nouveau une telle situation.

Marche à suivre :
Les institutions financières – ou un bon professeur d’économie familiale – peuvent vous aider à élaborer un budget en fonction de vos revenus et de vos dépenses. Malheureusement, elles n’ont pas les moyens de vous forcer à le respecter!

Cas célèbre :
Des décisions d’affaires douteuses et des querelles intestines ont mené l’entreprise de haute couture Gucci au bord de la faillite à deux reprises (à la fin des années 1970 et au début des années 1990).

La persévérance semble avoir payé : la maison italienne a engrangé des profits de 980 millions de dollars canadiens en 2008 et se classait au 45e rang des 100 meilleures marques du magazine américain Business Week.

Déclarer faillite

Le b. a.-ba :
Au Canada, la Loi sur la faillite et l’insolvabilité permet aux citoyens de se libérer de leurs dettes s’ils ne peuvent plus les payer. Seules les dettes pénales (comme les contraventions), de fraudes (des prestations de chômage réclamées indûment, par exemple), de pensions alimentaires et de prêts étudiants qui remontent à moins de sept ans ne peuvent être «annulées» (libérées, dans le jargon) par la faillite. Cette solution est néanmoins à considérer seulement en ultime recours.

Conséquences :
À court terme, les dettes sont épongées et la tranquillité d’esprit est retrouvée.

Mais une faillite aura un effet négatif sur votre cote de crédit pendant sept ans (et sur votre orgueil encore plus longtemps!). Il vous sera donc plus difficile de convaincre un banquier de vous accorder un prêt. Évi­demment, si vous êtes neurologue, la banque se laissera persuader plus facilement, même avec cette tache à votre dossier.

Dans certains cas, une faillite peut aussi entraîner la saisie de biens, notamment la maison et l’automobile.

Marche à suivre :
Quand toutes les autres options ont été évaluées et que rembourser vos dettes apparaît vraiment impossible, un syndic de faillite (un comptable agréé spécialisé en la matière) peut vous aider à appliquer la Loi sur la faillite et l’insolvabilité et à liquider vos biens pour rembourser en partie vos créanciers. Et se payer une commission, bien sûr!

Cas célèbre :
Avant de faire fortune avec Mickey Mouse et compagnie, le producteur Walt Disney a dû déclarer faillite après l’échec de Laugh-O-Gram, son premier studio de cinéma.

Sources : Jean-Rémy Deschênes, responsable affaires, gestion des avoirs, Mouvement Desjardins; Éric Lebel, associé et syndic de faillite chez Raymond Chabot Grant Thornton.


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38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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