Pression, attentes, heures de fou, payeurs de taxes – ou de billets – perpétuellement mécontents : certains prétendent, peut-être avec une certaine dose d’exagération, que le maire de Montréal et l’entraîneur du Canadien de Montréal occupent les deux pires emplois au Québec. Mais entre celui qui gère des arrondissements déficitaires et celui qui chaperonne des adolescents millionnaires, lequel a vraiment le pire job de la province?

Description de tâche :
Lire des rapports, tenir des points de presse,
assister aux réunions du comité exécutif, écouter le conseiller Sammy Forcillo dire que, dans le temps, «ça, ça, ça ne se passait pas comme ça», répondre aux citoyens lors des réunions du conseil municipal, faire acte de présence aux principaux événements qui se déroulent en ville, donner des discours, pester contre La Presse.
Salaire :
La Loi québécoise sur le traitement des élus municipaux établit le salaire des maires en fonction de la population de leur ville. Pour 2009, elle prévoit un salaire maximal de
148 727 $ pour le maire de Montréal.
Avantages non pécuniaires :
Le maire de Montréal participe à de nombreux événements caritatifs et possède donc l’emploi parfait pour tout amateur de canapés et de petits fours. Chauffeur fourni.
Bureau avec vue imprenable sur le trou du CHUM, et abonnement gratuit au BIXI. Pèlerinage annuel à l’Assemblée nationale, avec accès au premier ministre.
Sécurité d’emploi :
Plutôt bonne : les quatre derniers maires, dont celui qui est en poste actuellement, ont tous siégé pendant au moins deux mandats de quatre ans (Jean Drapeau, Jean Doré, Pierre Bourque et Gérald Tremblay).
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Risques du métier :
Comme responsable de l’hôtel de ville, le maire de Montréal doit (ou plutôt devrait) assumer la responsabilité de tout ce qui peut mal y tourner, par exemple, l’octroi d’un contrat mirobolant pour la pose de compteurs d’eau à un ami de son ancien bras droit (exemple tout à fait fictif!). Caricatures fréquentes dans les journaux, rarement à l’avantage de l’intéressé.
Perception dans la population :
La population tend à oublier facilement les bons (Championnats du monde des sports aquatiques) comme les mauvais coups (tenter de hausser les taxes malgré une promesse électorale) du maire.
Gloire potentielle :
Le maire de Montréal peut laisser sa trace dans l’histoire de la ville en accomplissant
d’importants projets (pourquoi pas un train ou un métro jusqu’à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, tiens!) et y laisser son nom après sa mort.