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Description de tâche :
Diriger les entraînements, réviser ses stratégies, élaborer ses trios, donner des Wake up à Sergei Kostitsyn, diriger les matchs de hockey, répondre aux questions des journalistes devant des logos de McDonald’s, justifier ses trios.
Salaire :
L’actuel entraîneur du Canadien de Montréal, Jacques Martin, gagne 1,5 million de dollars par année, plus 500 000 si son équipe participe aux séries éliminatoires.
Avantages non pécuniaires :
L’entraîneur de la Sainte-Flanelle voyage constamment dans des hauts lieux de
l’humanité, comme Columbus, Edmonton et Raleigh, NC. Il détient l’une des meilleures
places pour voir les matchs de hockey au Centre Bell. Nombreuses invitations au golf.
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Sécurité d’emploi :
Franchement mauvaise. Six entraîneurs ont dirigé le Canadien depuis l’an 2000 (Alain
Vigneault, Michel Therrien, Claude Julien,
Bob Gainey, Guy Carbonneau et Jacques
Martin) pour une moyenne de 1,3 an
chacun.
Risques du métier :
Un nouvel entraîneur du Canadien se découvre généralement quelques cheveux gris dès les deux premières défaites consécutives. Il doit répondre non pas à un, mais à quelques centaines de milliers de patrons, qui commentent tous ses faits et gestes, de l’envoi d’un quatrième centre sur la glace pendant une pénalité à cinq contre trois, jusqu’aux couleurs de ses cravates. Risque de «manger» une rondelle en plein visage.
Perception dans la population :
De héros à zéro : les Montréalais peuvent aduler leur entraîneur, comme Guy
Carbonneau, mais ils peuvent également le prendre en grippe, comme Mario Tremblay après ses déboires avec Patrick Roy.
Gloire potentielle :
L’entraîneur du Canadien peut mettre la main (et la bouche) sur la 25e coupe Stanley de l’histoire de son équipe et ainsi s’assurer une participation à vie aux panels sportifs
télévisés.