Tendances

Le travail, c’est de l’ouvrage (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 8
septembre 2009

Q › Consacre-t-on assez de temps et d’efforts à choisir un métier, un emploi?
R ›
Choisir son occupation est l’une des tâches les plus importantes qui soient et nous devrions la prendre beaucoup plus au sérieux. Avant de faire un choix, nous devrions nous analyser nous-mêmes, et obtenir de l’aide pour faire cette analyse. Dans un monde idéal, le métier de conseiller d’orientation serait extrêmement prestigieux.

Or, dans les grandes villes, il y a plus de salons de manucure que de bureaux de conseillers en carrière. Beaucoup de jeunes adultes vivent la fin de leurs études universitaires un peu comme une collision, en disant : «Oh mon Dieu, qu’est-ce que je vais faire de ma vie maintenant?» Je crois que cette question devrait se poser AVANT les études. Dans un système universitaire parfait, les jeunes devraient pouvoir rencontrer quelqu’un chaque semaine pendant leurs études, afin de réfléchir à la manière dont ils vont occuper leur vie par la suite. Ce questionnement devrait être la démarche centrale d’une jeune vie adulte.

Pub.

Q › Avons-nous tous une vocation?
R ›
L’idée selon laquelle nous avons tous une vocation et qu’il suffit de la découvrir est très largement répandue et c’est une idée très nuisible. Ça suppose qu’on soit destiné à accomplir une seule chose bien délimitée. La réalité est moins tranchée : nous avons plutôt un ensemble d’aptitudes.

La vocation suppose aussi que les signes qui nous mèneront au métier idéal seront très forts et sans équivoque. Dans les faits, choisir ce que nous voulons faire est le fruit d’une recherche hésitante, qui demande d’être attentif aux envies et aux pulsions parfois très subtiles que l’on peut éprouver. Cela nécessite beaucoup de travail. Or, la notion de vocation nous rend étrangement sourds à nous-mêmes.

Q › Qu’est-ce que l’écriture de ce livre vous a appris sur votre propre travail?
R ›
Ça m’a fait voir que l’écriture est un travail comme un autre, qui comporte les mêmes joies et les mêmes peines que plusieurs autres formes de travail. C’est une activité qui répond à un besoin des consommateurs. Dans ce cas-ci, le besoin relève du monde des idées : les lecteurs cherchent à confirmer leur expérience, à se consoler, à s’édifier.

Q › Une chose qui vous a surpris dans vos recherches?
R ›
Lorsque j’ai écrit le chapitre sur le cabinet de comptabilité, je ne m’attendais pas du tout à constater que les comptables s’amusaient comme des petits fous! Je croyais qu’ils seraient ennuyeux, mais ils sont en fait beaucoup plus enjoués que la majorité des auteurs que je connais! Ils gagnent beaucoup plus d’argent, ils sont beaucoup plus confiants dans leur standing, ils savent ce qu’ils font. Je me suis même senti envieux face à eux. Je me suis surpris à regretter de ne pas avoir été meilleur en mathématiques au lieu d’être attiré par la littérature par égocentrisme et narcissisme!



guide de survie

Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS