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Ainsi, elle importe particulièrement aux travailleurs qui gagnent 90 000 $ et plus puisque ceux-ci la placent au deuxième rang. «Ces personnes ont généralement des exigences élevées envers elles-mêmes. C’est précisément pour cette raison qu’elles se retrouvent parmi les mieux payées», commente Bernard Demers.
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Le fait que les hommes accordent plus d’importance au dépassement que les femmes (3e rang vs 5e rang) s’explique sans doute par des raisons culturelles et historiques. Les 30 ans et moins placent aussi cette valeur assez haut, soit en troisième position, ex æquo avec le plaisir et la reconnaissance. Mais ils ont leurs motivations propres, selon Sid Ahmed Soussi : «Ils doivent travailler fort s’ils veulent se faire remarquer!»
Le contraste est frappant avec les boomers, qui relèguent le dépassement à la septième position. «C’est normal qu’ils aient un peu moins envie de se dépasser, rendus à leur âge», concède Pierre Côté. Ce dernier y voit malheureusement une forme de contentement, voire de suffisance de la part de cette génération qui, rappelons-le, détient encore le pouvoir dans bon nombre d’organisations.
Si certaines organisations offrent à leur personnel une relative liberté d’expression, Pierre Côté mentionne que d’autres laissent sentir aux employés qu’ils doivent constamment faire attention à ce qu’ils font et à ce qu’ils disent… Pas facile de faire semblant tout le temps! «Si cette valeur est absente chez un employeur, il ne peut pas espérer avoir des employés très performants», pense-t-il.