«L’implication de l’employeur sur le plan de la santé est souhaitée, mais elle ne constitue pas une valeur activement recherchée», estime Pierre Côté, d’où le peu de cas qu’en ont fait les répondants. «Beaucoup de gens sont conscients de l’importance de la santé, mais ils ont tendance à
faire eux-mêmes des efforts pour la maintenir et l’améliorer, en dehors du
travail», constate Penny Peroff.
Sans grande surprise, toutefois, cette valeur occupe une place nettement plus importante (7e position) auprès des travailleurs manuels et techniques. «En raison d’un travail plus physique et d’un plus grand risque de blessures, ceux-ci ont besoin de l’engagement de leur employeur pour se sentir protégés et sécurisés», indique Pierre Côté.
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Nº 10 : l’ouverture
C’est près du bas de l’échelle que l’on trouve cette valeur voulant qu’on évolue dans un milieu ouvert aux autres, à la diversité et au changement. «La société québécoise est frileuse depuis une quinzaine d’années. On hésite à se lancer dans de grands projets. Les immigrants sont sous-employés, alors que nous avons besoin d’eux», soutient Bernard Demers.
Penny Peroff interprète différemment ce résultat : «On parle beaucoup de la diversité culturelle dans les médias, et dans certaines entreprises aussi. Cependant, dans plusieurs organisations, il n’y a tout simplement pas de problème sur ce plan. Pour les gens qui, comme moi, ont grandi dans un milieu multiculturel, la diversité, ça va de soi.»