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Simple à dire, mais pas si facile à faire. «Au Québec, le Code du travail et la Loi sur la santé et la sécurité du travail s’appliquent peu importe le lieu de travail», note Daniel Leduc, avocat chez Ogilvy Renault. Un employeur ne peut donc laisser ses salariés travailler n’importe où, n’importe quand. Il doit s’assurer que leurs bureaux sont confortables, que leurs dossiers sont sécurisés et que la confidentialité des clients est respectée. Et il y a aussi toute la question du contrôle de la productivité.
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La spécialiste en télétravail Diane-Gabrielle Tremblay croit que toute entreprise devrait signer une entente avec ses travailleurs à domicile pour leur faire part de ses attentes et de ses objectifs. «Le plus important, c’est d’éviter de couper les liens entre le bureau et la maison. Le télétravailleur ne doit pas oublier qu’il est au service d’une entreprise», note celle qui est aussi professeure d’économie et de gestion à la Téluq.
Chez Assurances générales Desjardins, 250 des 3 500 employés travaillent maintenant à domicile, selon des règles bien établies. «Le télétravail me laisse beaucoup plus de temps, mais je ne peux pas changer mon horaire à la dernière minute, indique Diane Gaudreault, agente d’assurances. Même si je suis à la maison, mon employeur sait à quelle heure je me connecte et lorsque je me déconnecte.»
Au Centre francophone d’informatisation des organisations, Réjean Roy croit aussi que la génération montante pourrait contribuer à faire éclater la notion du lieu de travail. «Les jeunes sont habitués de se promener avec leurs ordinateurs, et ce sera difficile de les garder enfermés 40 heures par semaine dans un bureau. Pour eux, l’important c’est que le travail soit fait, peu importe où il est fait», indique-t-il.
Reste à voir s’ils seront tout aussi efficaces hors du bureau. «Le télétravail demande beaucoup de discipline, d’où le scepticisme des gestionnaires plus âgés, habitués de gérer leurs employés en fonction de leur présence physique», note Réjean Roy qui, tout compte fait, ne croit pas à la fin imminente des bureaux à cloisons. «La vaste majorité des gens va toujours avoir besoin de se rendre au travail, ne serait-ce que pour voir du monde.»