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Dans une récente campagne de promotion, l’industrie minière de la Baie-James disait vouloir attirer 1 000 travailleurs au cours des cinq prochaines années. Dans l’immédiat toutefois, le recrutement demeure timide.

Perché entre le 49e et le 55e parallèle, un petit groupe d’employeurs miniers aurait hâte d’accueillir les recrues. «Certaines mines en exploitation ou sur le point de redémarrer auront besoin de main-d’œuvre dans les prochains mois», dit Alain Poirier, président du Comité action mines, qui exerce une vigie régionale des besoins de main-d’œuvre pour l’industrie. Parmi d’éventuels employeurs se trouvent la mine de zinc et de cuivre Persévérance de Xstrata ainsi que les mines d’or Casa Berardi d’Aurizon et Géant Dormant de Cadiscor.
Ces compagnies recherchent des travailleurs ayant une formation professionnelle, collégiale ou universitaire, tels que des conducteurs d’équipement lourd, des foreurs au diamant, des techniciens en automatisation, des technologues en minéralurgie, des géologues et des ingénieurs miniers.
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De plus, le vieillissement des travailleurs de l’industrie nécessitera du renfort, tandis que le Plan Nord annoncé par le gouvernement du Québec vise notamment à développer le potentiel minier du nord de la province. Bref, tout indique que l’ouvrage sera au rendez-vous à la Baie-James dans les prochaines années.
Certes, le métier est dur physiquement. Mais, selon l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur minier, les cas d’accidents et de maladies professionnelles ont diminué de moitié au cours des 15 dernières années, ne touchant «plus» que 6,2 % des travailleurs en 2008. «Il y a moins de poussière qu’avant grâce à des systèmes de ventilation plus performants tandis que les travailleurs courent moins de risques parce qu’ils manient plus d’équipements à distance», dit Alain Poirier.
Une aventure qui en vaudra sans doute la peine quand le temps sera venu.