En équilibre sur deux cannes de trois pieds de hauteur, Marie-Ève Dicaire effectue toutes sortes de mouvements acrobatiques, en suivant le rythme de la musique. Portrait d’une artiste qui sait retomber sur ses pieds!
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Quand Marie-Ève répète ses chorégraphies ou donne un spectacle, elle carbure souvent à l’adrénaline. «Les performances sur scène m’en fournissent une forte dose!» explique-t-elle. Diplômée d’un DEC en danse, elle a ensuite entamé des études universitaires en danse, puis a décidé de se tourner vers le DEC en arts du cirque. Sa spécialisation, l’équilibre sur cannes, lui permet de conjuguer ses deux disciplines préférées, la danse et l’équilibre.
En 2006, Marie-Ève a donné 36 représentations du spectacle Kosmogonia à Shawinigan, alors qu’elle venait tout juste d’obtenir son diplôme. «Le plus angoissant, c’est de donner un spectacle dans ma ville natale, Montréal. En plus du trac, il y a la famille et les amis qui sont présents dans la salle... La critique y est aussi plus sévère qu’en région», indique-t-elle. Au moment de l’entrevue en novembre, elle revenait tout juste d’une série de 200 spectacles en Suisse avec la troupe de saltimbanques du groupe suisse Cirque Starlight.
Pour bien maîtriser ses mouvements et éviter les faux pas, la jeune femme fait ses routines trois heures par jour. «C’est très intense physiquement, mais j’ai toujours aimé me dépasser.»
Marie-Ève pratique aussi des sports de plein air plutôt périlleux, comme l’escalade. «Mais je ne suis pas casse-cou dans mes loisirs autant que je peux l’être sur scène : je ne dois pas abîmer mon corps, c’est mon gagne-pain!»