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Tranches de vie
Métiers qui font monter l'adrénaline

Pilote de brousse : si j’avais les ailes d’un ange…

«Voler en hydravion, c’est grisant, c’est la liberté totale», déclare Stéphane Landry, pilote de brousse pour Air Saguenay. Et pour cause : à 5 000 pieds d’altitude, on peut en effet se prendre pour un oiseau!

par Hélène Marion



L’adrénaline, Stéphane Landry en mange tous les jours au petit-déjeuner! Par exemple, cet été, un orage violent l’a obligé à effectuer un amerrissage d’urgence sur le fleuve Saint-Laurent peu après avoir décollé de Sept-Îles. «Il a fallu rassurer mon client, car des vagues de quatre pieds faisaient tanguer l’avion. Dans des circonstances extrêmes, on doit toujours garder son calme et agir promptement.»

Seul maître à bord

Diplômé du DEC en pilotage d’aéronefs du Cégep de Chicoutimi en mai 2004, Stéphane vole souvent dans le nord de la province. Il y transporte de la marchandise et des passagers. Stéphane se pose toujours sur un lac et lors de l’arrimage, il doit se débrouiller seul. «Il n’y a ni répartiteur ni tour de contrôle. Je m’occupe de tout», explique-t-il.

Seul commandant à bord du petit avion qui peut accueillir jusqu’à sept passagers, Stéphane prend toutes les décisions. «J’aime tout gérer seul. En plus de recevoir les clients et charger les bagages, c’est moi qui choisis à quel moment nous partons, en fonction de la météo. En cas de danger, des vents violents par exemple, je rassure les passagers.» Passionné par son métier, Stéphane n’en changerait pour rien au monde. «Je n’ai pas l’impression de travailler, car pour moi, voler, c’est être perpétuellement en vacances!»



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