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Tranches de vie
Métiers qui font monter l'adrénaline

Pompier : sur la ligne de feu

En matière de feu, Martin Corriveau s’y connaît…, car cela fait 16 ans qu’il combat les incendies sur l’île de Montréal. Ce pompier vit des journées hautes en couleur!

par Hélène Marion



«Chez nous, être pompier, c’est une affaire de famille. Mon père et mon oncle l’étaient avant moi», raconte Martin. Il a obtenu son DEP Intervention en sécurité incendie à l’Institut de protection contre les incendies du Québec, à Laval, en 1991. Il est aujourd’hui lieutenant à la Caserne 55, à Pointe-Claire, où il coordonne le travail de ses 11 collègues.

«Dès que nous arrivons sur les lieux d’un incendie, chacun a une tâche précise à accomplir : dérouler le boyau, brancher la borne-fontaine, installer l’échelle sur le bâtiment ou sortir l’équipement du camion.» Pour Martin, ce sont toujours des moments grisants et très intenses. «Quand 200 personnes regardent un édifice en flammes, pour nous, l’adrénaline est au maximum : nous sommes les seuls à pouvoir arrêter le feu!»

Un travail d’équipe

Les liens entre les membres d’une caserne sont très forts. Pour illustrer ce lien indéfectible, Martin raconte un incendie qui a eu lieu au marché Atwater. En compagnie d’un de ses collègues, il est entré dans les flammes à la recherche d’un pompier cadet disparu. «Nous n’avons pas hésité une seconde! Heureusement, il était sain et sauf. Il y a eu plus de peur que de mal».

Par ailleurs, depuis un an, les pompiers de la métropole répondent aussi aux appels médicaux. Si une personne fait un infarctus par exemple, les pompiers peuvent intervenir avant que les ambulanciers d’Ugences-Santé arrivent sur les lieux. «Sauver une vie, c’est l’ultime gratification. On se sent tellement utile», conclut-il.



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