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Tranches de vie
Monteur d’acier de structures

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Jean Lafleur parcourt le pays, de Montréal à l’Ouest canadien, pour assembler des structures d’acier. «Hier, j’étais à Calgary!» lance-t-il. Et demain, où sera cet homme de 26 ans qui n’a pas froid aux yeux?

par Hélène Marion



Jean est connecteur : il assemble des structures d’acier de plusieurs tonnes afin de construire ponts, viaducs et édifices variés. Pour exercer son métier, il vaut mieux ne pas souffrir de vertige. En effet, Jean se trouve toujours en hauteur, entre 20 et 40 pieds, dans une nacelle ou, le plus souvent, sur une structure d’acier. Il peut même grimper jusqu’à 350 pieds, comme il l’a fait lors de la construction de la centrale Eastmain-1 à la Baie-James.

Équipé d’une ceinture de 15 kilos, d’un harnais, de bottes, d’un casque et de lunettes de protection, Jean érige les structures avec ses collègues. «Ce n’est pas toujours facile, car il faut conserver son équilibre», explique-t-il.

Du concret!

Détenteur d’un diplôme d’études professionnelles en montage structural et architectural délivré par le Centre de formation des métiers de l’acier à Anjou, Jean a participé à l’édification des bureaux de Bombardier et de l’imprimerie du Journal de Montréal à Mirabel, ainsi qu’à la réfection du pont Jacques-Cartier à Montréal. «Je vois les résultats de mon travail, c’est très concret. Je suis fier de pouvoir montrer aux autres les travaux auxquels j’ai participé.»

Jean travaille été comme hiver, dans le cadre de contrats de deux semaines à un an. Il peut œuvrer de huit à dix heures par jour sur un chantier. Selon la Commission de la construction du Québec, les monteurs touchent de 28 $ à 31 $ l’heure, selon les contrats.



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