On peut trouver les animaux attendrissants, mais cela ne veut pas dire pour autant que l’on est fait pour travailler avec eux. Avez-vous la tête de l’emploi?
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«Travailler avec des animaux exige de la patience et de la maîtrise de soi», souligne Gildas Haméon, coordonnateur du département de santé animale au Cégep de Saint-Félicien. «En effet, un animal ne contrôle pas son comportement, et il peut être agité ou agressif. La personne qui le manipule doit garder la maîtrise d'elle-même et ne pas réagir de façon excessive afin de ne pas énerver l'animal.»
Garder son sang-froid est essentiel, par exemple si on se fait mordre ou griffer. Les caractères explosifs sont donc à proscrire; au contraire, un tempérament calme est préférable.
Le sens de l'observation est également primordial lorsqu'on côtoie des bêtes, puisque celles-ci ne peuvent pas parler. «Il faut être capable de décoder les signaux que les animaux envoient. Ce sont leurs attitudes et leurs mouvements qui nous renseignent sur ce qu'ils veulent dire», explique M. Haméon. Par exemple, un chien qui met sa queue entre ses pattes exprime sa peur.
Faut-il aimer les animaux pour travailler auprès d'eux? M. Haméon parle plutôt de respect. Les respecter signifie qu'on les traite adéquatement, sans leur causer de souffrances inutiles. «On doit savoir doser l'amour qu'on leur porte», précise Aurèle Jalbert, conseiller d'orientation au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, campus de Val-d'Or. «Il est préférable d'être réaliste et de ne pas avoir une vision trop fleur bleue», ajoute-t-il. Car gagner sa vie avec les animaux veut aussi dire être capable d'en faire l'élevage, la vente et même l'abattage. «Certains veulent devenir vétérinaires pour soigner et sauver les animaux. Mais un vétérinaire devra aussi en euthanasier. Si un élevage est contaminé par une grave maladie par exemple, il faudra procéder à son abattage», dit M. Jalbert.
Cependant, les bêtes sont attachantes. «Quand on œuvre quotidiennement avec eux, les animaux nous deviennent familiers. Ce sont des êtres vivants!» remarque M. Jalbert. Cela n’a rien à voir avec le fait de travailler dans une usine à fabriquer des ordinateurs!