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Tranches de vie
Sylvain Losier, juge de ligne, Ligue de hockey junior majeur du Québec

Libre arbitre

J’arbitre des parties de hockey depuis 20 ans.

propos recueillis par Maxime Johnson | photo : Patrice Bériault


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 4 Avril 2008

Avant de me joindre à la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), j’ai fait mes preuves dans les ligues locales, régionales, provinciales et universitaire.

J’arbitre une centaine de matchs par année pour la LHJMQ, de Rimouski à Rouyn-Noranda. Certains soirs, les partisans sont survoltés, mais ça n’a pas d’effets sur ma concentration. Par contre, j’aime moins quand ils lancent des objets sur la patinoire : ça met les joueurs en danger.

Sur la glace, je signale les hors-jeu, j’indique les bons et les mauvais dégagements, je fais certaines mises au jeu, j’interviens quand il y a de la bousculade et je rapporte à l’arbitre principal un geste qui mérite une punition sévère s’il ne l’a pas vu. Je dois évidemment être très alerte pour éviter les rondelles et les bâtons.

J’ai toujours deux sifflets avec moi. Un entre les doigts, et un dans une poche, au cas où j’aurais un problème avec l’un d’eux.

Quand vient le temps de signaler une infraction, il n’y a pas de «peut-être» : soit je l’ai vue et je la rapporte, soit je ne l’ai pas vue. Si j’ai un doute, c’est que je ne l’ai pas vraiment vue, donc je n’interviens pas.

Chaque année, je dois réussir un examen théorique sur les règlements. Je suis aussi soumis à des tests de condition physique (des séries de redressements assis et des exercices de patinage à reculons, par exemple). Les officiels doivent être en excellente forme pour pouvoir suivre le rythme de la partie.

Comme la plupart des arbitres, je suis un ancien joueur. J’ai mis fin à ma carrière de hockeyeur à 17 ans, après le junior AAA, pour devenir pompier. L’arbitrage me permet de rester dans le milieu.

L’an dernier, des représentants de la LNH sont venus m’observer en action à quelques reprises. J’ai cru un moment qu’ils me recruteraient, mais finalement, ils n’ont embauché aucun nouveau juge de ligne. La LNH n’est pas mon objectif ultime, mais j’ai quand même rêvé un peu…

En mai prochain, je participe au Championnat mondial 2008 de la Fédération internationale de hockey sur glace à Québec. J’ai déjà pris part à des tournois au Mexique, à Vancouver et en Russie. Je suis privilégié d’avoir été sélectionné comme juge de ligne canadien dans ces événements, car nous sommes 40 000 officiels au pays.

Ces tournois sont également des compétitions entre les officiels. Les matchs sont filmés et décortiqués par des superviseurs qui relèvent nos bons et nos mauvais coups. Ceux qui offrent les meilleures performances arbitrent les parties éliminatoires, à condition que leur équipe nationale n’y participe pas (pour éviter les conflits d’intérêts). «Malheureusement» pour moi, les équipes canadiennes se battent presque toujours pour la médaille d’or, je ne peux donc jamais être de la finale!

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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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