Dans les établissements de santé, l'infirmière constitue le véritable trait d'union entre le patient et l'équipe médicale. Portrait d’une professionnelle qui voit quotidiennement au bien-être des malades.
![]() |
«J'aime prendre soin des autres», déclare Valérie Bisson, infirmière clinicienne auprès des enfants à l'Hôpital Ste-Justine. Diplômée du baccalauréat en sciences infirmières de l'Université de Montréal, elle a ensuite passé l'examen professionnel de l'Ordre des infirmières du Québec et obtenu son permis d'exercice en 2007.
Au quotidien, Valérie note les symptômes des jeunes malades, prend leurs signes vitaux et effectue des prises de sang pour en arriver à un diagnostic infirmier. À la différence du diagnostic médical posé par le médecin, le diagnostic infirmer est centré sur les besoins du patient et non sur sa maladie. Il permet de faire un compte rendu aux médecins de l'état et des besoins du patient.
Elle participe à des rencontres d'équipe interdisciplinaire avec des médecins et des spécialistes, comme un chirurgien ou un physiothérapeute, pour discuter des différents cas. «Il est de la responsabilité de l'infirmière et du médecin de s'assurer que tout est en place pour que le patient reçoive les meilleurs soins.»
Valérie se sent très valorisée par le rôle qu'elle joue auprès des patients et de leurs parents. Dans des cas de bronchiolite par exemple – un virus qui s'attaque aux poumons des bébés et provoque d'abondantes sécrétions –, elle explique aux parents comment soulager leur enfant et quels soins leur prodiguer une fois qu'ils seront de retour à la maison.
Dans les cas où les jeunes patients sont atteints d’une maladie grave, Valérie peut diriger leurs parents vers un travailleur social s'ils ont besoin de parler. «On est là pour aider les gens à traverser les moments difficiles, aussi bien les patients que leur entourage», conclut-elle.