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Tranches de vie
Ouvriers ingénieux

Le rack à Jack

Le rack à Jack, c’est une invention du mécanicien Jacques Otis. Un outil auquel personne ne croyait au début, mais que tout le monde apprécie aujourd’hui.

par Anick Perreault-Labelle



«Je savais qu’il y avait moyen de faire mieux», affirme le mécanicien Jacques Otis. En disant cela, il se rappelle ses collègues à l’usine Abitibi-Consolidated à Clermont, qui, chaque jour, passaient une heure et demie à coller des ballons dégonflés sur des cartons.

En effet, les ouvriers devaient glisser des ballons d’environ trois mètres carrés entre les rouleaux de papier empilés dans les wagons de train. Une fois gonflés, ils empêchent les rouleaux de se percuter et de s’abîmer. «Il fallait utiliser des cartons comme support aux ballons parce ces derniers sont trop mous pour être insérés correctement seuls», explique Jacques Otis.

Des économies considérables

M. Otis a été le seul à penser qu’on pouvait faire autrement. À force de se creuser les méninges, ce travailleur qui a étudié le soudage et obtenu un diplôme d’études professionnelles en mécanique générale a conçu un prototype. Il s’agit d’une machine qui a trois bras de 11 pieds de longueur : chacun tient un ballon dégonflé à la verticale, puis va l’insérer entre deux rouleaux de papier. Le rack à Jack gonfle ensuite les ballons les uns après les autres. «Les gars y font attention : ça fait environ six mois qu’il utilisent mon rack, et ils ne l’ont pas encore cassé!» Et la compagnie, elle, économise au moins 30 000 $ par année en main-d’œuvre… et en cartons! (Les Éditions Jobboom)



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